Une chaîne publique israélienne accuse des membres du Hamas d’avoir été formés aux armes et aux drones en Turquie
La chaîne publique israélienne KAN a affirmé que des membres du Hamas ont reçu une formation aux armes à feu, aux tactiques de combat et aux drones dans des clubs de tir publics en Turquie, selon un rapport ensuite cité par le Jerusalem Post et le site d’information israélien JFeed.
Le rapport de KAN indique que les présumés membres du Hamas se présentaient comme des amateurs civils, portaient des vêtements civils et se sont inscrits à des cours professionnels de pilotage de drones, obtenant des licences turques officielles pour piloter ces engins.
Des responsables israéliens cités dans le rapport ont affirmé que cette formation visait à préparer ces hommes à être déployés au Liban, en Jordanie et en Cisjordanie occupée pour de potentielles attaques futures contre Israël.
L’allégation concernant les drones fait écho à des accusations antérieures israéliennes selon lesquelles des individus liés au Hamas auraient planifié des attaques utilisant des drones, notamment un prétendu complot contre le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, séparément rapporté par JFeed.
Le rapport de KAN fait suite aux accusations israéliennes de décembre 2025 selon lesquelles le Hamas gérait un réseau financier dirigé par l’Iran en Turquie. L’armée israélienne et le Shin Bet, les services de renseignement intérieur israéliens, ont affirmé que des documents montraient que des changeurs nés à Gaza et vivant en Turquie étaient utilisés pour transférer des fonds à des dirigeants et membres du Hamas, selon le Jerusalem Post.
Ynetnews a également rapporté ces accusations en décembre, indiquant que l’armée israélienne et le Shin Bet avaient identifié trois hommes nés à Gaza impliqués dans ce réseau et accusé le Hamas d’exploiter le système financier turc sous la direction iranienne.
Des responsables et médias israéliens ont déjà accusé le Hamas d’utiliser la Turquie pour son financement, sa coordination et ses opérations extérieures. Ankara ne reconnaît pas le Hamas comme une organisation terroriste et maintient des contacts politiques avec le groupe, décrivant ces contacts comme faisant partie de sa position sur la question palestinienne.
Les autorités turques n’avaient pas réagi publiquement à la dernière allégation de KAN à la date de vendredi.
Ankara a démenti des affirmations précédentes selon lesquelles le Hamas aurait transféré son bureau politique en Turquie. Des sources du ministère turc des Affaires étrangères ont déclaré en novembre 2024 que ces rapports ne reflétaient pas la réalité et que les membres du bureau politique du Hamas ne visitaient la Turquie que ponctuellement, selon la chaîne publique turque TRT.
Une source proche du Hamas a déclaré à Ynetnews en septembre que le groupe n’est pas autorisé à opérer un quartier général militaire ou politique formel en Turquie et que ses dirigeants ne peuvent pas séjourner dans le pays plus de trois mois.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?




