Un prisonnier kurde gravement malade décède après des demandes répétées de suspension de peine
Mehmet Edip Taşar, un prisonnier kurde de 70 ans gravement malade, est décédé dans un hôpital mardi après que les autorités ont à plusieurs reprises refusé sa libération malgré la détérioration de son état de santé, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant des médias locaux.
Taşar avait été transféré dans un hôpital d’Istanbul le 3 mars après qu’un rapport du Conseil turc de médecine légale (ATK) a recommandé son hospitalisation et une suspension temporaire de sa peine. L’ATK avait auparavant estimé à trois reprises qu’il était apte à rester en prison.
Huit organisations turques de défense des droits de l’homme avaient appelé à sa libération en février, avertissant que le refus de suspendre la peine de Taşar malgré ses graves problèmes de santé mettait sa vie en danger.
Taşar avait subi sa 19e angioplastie le 12 février après une forte détérioration de son état. Il souffrait d’insuffisance cardiaque ainsi que de plusieurs maladies chroniques, notamment une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et un diabète.
Il était emprisonné depuis décembre 2022 après avoir été condamné à plus de 22 ans de prison en lien avec un attentat à la bombe en 2016 à Istanbul revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe armé affilié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), désigné comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.
Selon la loi turque sur l’exécution des peines et les mesures de sécurité, les tribunaux peuvent suspendre la peine d’un prisonnier qui, en raison d’une maladie grave ou d’un handicap, ne peut pas survivre dans les conditions carcérales et qui n’est pas considéré comme un danger sérieux ou concret pour la société. Les groupes de défense des droits affirment que cette disposition est très rarement appliquée en pratique.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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