L’OTAN surveille l’Iran depuis la Turquie alors qu’Ankara envisage d’entrer sur le territoire iranien pour stopper les réfugiés : rapport
La surveillance de l’Iran depuis une base aérienne de l’OTAN en Anatolie centrale s’est récemment intensifiée alors qu’Ankara se prépare à une éventuelle frappe menée par les États-Unis contre son voisin et pèse des plans d’urgence face à un afflux de réfugiés, y compris une possible incursion sur le territoire iranien en cas d’effondrement, a rapporté Bloomberg mardi.
Citant des sources proches du dossier, Bloomberg indique que les avions AWACS (système de surveillance et de contrôle aéroporté) de l’OTAN décollant de Konya ont accru leurs missions ciblant l’Iran, détournant leur attention de la Russie alors que les tensions entre Washington et Téhéran montent.
Le rapport précise que les autorités turques anticipent une possible attaque américaine contre l’Iran visant à forcer Téhéran à faire des concessions, notamment sur son programme nucléaire, suivie d’une offensive plus large en cas de refus.
Ankara craint qu’un conflit ne déclenche un nouvel afflux de réfugiés vers la Turquie, notamment des ressortissants afghans et pakistanais vivant en Iran. Selon le rapport, les officiels turcs redoutent qu’une telle vague n’exerce une pression supplémentaire sur l’économie turque, déjà fragilisée.
La Turquie accueille près de 3 millions de réfugiés syriens, et la migration est devenue un enjeu politique et économique majeur dans le pays.
Le rapport ajoute que la Turquie a actualisé ses plans d’urgence pour faire face à une crise migratoire massive. Parmi les options envisagées : l’installation de camps près de la frontière et, en cas de vide politique en Iran, une entrée sur le territoire iranien pour empêcher les réfugiés de passer en Turquie.
Konya abrite une base aérienne de l’OTAN utilisée pour des missions de surveillance. La Turquie, membre de l’OTAN qui partage une longue frontière avec l’Iran, tente souvent d’équilibrer ses relations entre les États-Unis et l’Iran.




