Les Turcs se rapprochent de l’Espagne pour son opposition à la guerre
Une vague de soutien envers l’Espagne s’est propagée à travers la Turquie ces derniers jours après que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez ait condamné les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et refusé l’utilisation des bases espagnoles par les forces américaines pour cette opération.
La réaction en Turquie s’est manifestée en ligne et dans l’espace public, avec des utilisateurs des réseaux sociaux partageant des drapeaux turcs et espagnols, des memes pro-espagnols et des vidéos de stades de football où les supporters scandaient leur soutien à l’Espagne. Les médias turcs ont décrit cette réaction comme une marque de sympathie publique envers la position anti-guerre de Madrid.
Sánchez avait déjà attiré l’attention en Turquie pour ses critiques envers les actions d’Israël à Gaza. Sa position a gagné encore plus de soutien après son « Non à la guerre » et son refus d’autoriser l’utilisation des bases espagnoles pour attaquer l’Iran, une décision qui a distingué l’Espagne d’autres alliés des États-Unis.
La Turquie a qualifié d’illégale la campagne de bombardements américano-israélienne contre l’Iran du 28 février, tout en critiquant également les représailles par missiles iraniennes après l’interception par les défenses aériennes de l’OTAN d’un missile balistique en direction de la Turquie.
L’image de l’Espagne en Turquie s’est encore renforcée après que la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles ait déclaré que les troupes opérant une batterie de missiles Patriot en Turquie avaient détecté et signalé la menace missile, bien qu’elles n’aient pas procédé à l’interception.
© Agence France-Presse




