L’avion du général libyen « intact » avant le crash près d’Ankara : rapport préliminaire
Un jet privé transportant le plus haut responsable militaire libyen était encore intact avec ses deux moteurs en fonctionnement lorsqu’il s’est écrasé sur une colline près d’Ankara le mois dernier, selon un rapport technique préliminaire publié jeudi.
Le rapport a été rédigé par une équipe d’enquête sur les accidents et ajouté au dossier d’enquête ouvert par le procureur général d’Ankara concernant le crash du 23 décembre, ont rapporté les médias turcs.
Le Dassault Falcon 50 a percuté un sommet à 1 252 mètres d’altitude (environ 4 108 pieds) à grande vitesse tout en maintenant son intégrité structurelle, a cité l’agence de presse étatique Anadolu dans le rapport. Les enquêteurs ont indiqué que l’impact a généré une énergie cinétique que le terrain rocheux n’a pu absorber, provoquant la désintégration de l’appareil et la dispersion des débris sur environ 150 000 mètres carrés (37 acres).
L’avion a explosé à l’impact, a rapporté Anadolu, mais les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace d’incendie à l’intérieur. Ils ont noté un bref flash au moment du crash, selon l’agence.
Les huit personnes à bord ont péri, dont le lieutenant-général Mohammed al-Haddad, identifié comme le chef des forces armées libyennes, accompagné de quatre aides et trois membres d’équipage.
L’accident s’est produit peu après le décollage de l’aéroport d’Esenboğa à Ankara pour un vol vers Tripoli, capitale libyenne. Les autorités turques avaient alors indiqué que les pilotes avaient signalé une panne électrique et demandé un atterrissage d’urgence avant la perte de contact.
L’enregistreur de vol a été récupéré un jour plus tard et envoyé à Londres pour analyse, a rapporté Anadolu. Le rapport préliminaire n’a pas déterminé la cause du crash, précisant qu’une conclusion définitive interviendrait après des examens techniques complémentaires et l’analyse des données de l’enregistreur.
L’incident a retenu l’attention en Libye, où al-Haddad était une figure importante du Gouvernement d’union nationale (GUN) basé à Tripoli, reconnu par l’ONU. La Libye est divisée depuis la révolte soutenue par l’OTAN ayant renversé et tué le dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Le GUN contrôle l’ouest, tandis que l’est est dirigé par le commandant militaire Khalifa Haftar.
La Turquie est un soutien clé des autorités tripolitaines depuis un accord de 2019 élargissant la coopération sécuritaire et militaire. Ankara maintient du personnel militaire en Libye et cherche à protéger ses intérêts dans la transition politique du pays ainsi que dans les contentieux énergétiques et maritimes en Méditerranée orientale.
Les responsables libyens ont indiqué que la délégation s’était rendue à Ankara pour des réunions sur la coopération militaire avant de rentrer à bord du jet privé.
Avec des informations de l’Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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