La Turquie va intensifier ses forages en mer Noire et lancer un puits offshore en Somalie en avril
La Turquie prévoit d’intensifier ses activités pétrolières et gazières offshore en avril, avec de nouveaux forages programmés en mer Noire et au large de la Somalie, alors qu’Ankara poursuit une stratégie visant à réduire sa facture énergétique et à étendre son influence à l’étranger, selon des déclarations officielles et les médias d’État.
Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a annoncé que le navire de forage Abdülhamid Han a commencé le premier puits d’exploration de l’année le 26 mars sur le site de Kandıra-2, au large de la province nord-ouest de Kocaeli. Le ministère a indiqué que le navire devrait forer jusqu’à environ 3 100 mètres, incluant la profondeur d’eau, alors que la Turquie recherche de nouveaux gisements au-delà de ses zones de production existantes en mer Noire.
En avril, le navire de forage Fatih devrait commencer ses travaux sur le puits Eflani-1 en mer Noire, tandis que le Çağrı Bey, l’un des deux nouveaux navires de forage ajoutés cette année, est programmé pour commencer le forage du puits Curad-1 au large de la Somalie d’ici la fin du mois, selon l’agence de presse publique Anadolu.
L’opération somalienne de la Turquie avait été annoncée plus tôt par le ministre de l’Énergie Alparslan Bayraktar lorsque le Çağrı Bey a quitté le port méridional de Taşucu le 15 février. À l’époque, Bayraktar avait déclaré que le navire atteindrait la Somalie en environ 45 jours et commencerait à forer en avril, ce qui en ferait la première mission de forage offshore de la Turquie en dehors de ses propres eaux. Le navire est escorté par trois bâtiments de la marine turque.
Le forage en Somalie fait suite aux études sismiques réalisées par le navire de recherche Oruç Reis dans le cadre d’un accord de coopération énergétique entre la Turquie et la Somalie en 2024. Le Premier ministre somalien Hamza Abdi Barre avait qualifié cette campagne en février de pas historique dans la coopération énergétique bilatérale.
Ankara a passé ces dernières années à constituer une flotte offshore plus importante afin de réduire sa dépendance aux importations d’énergie, une source majeure de pression sur la balance courante et l’inflation en Turquie. La mer Noire reste au cœur de cet effort, notamment autour du champ gazier de Sakarya, où la Turquie a annoncé sa plus grande découverte de gaz naturel en 2020.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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