La Turquie suspend les publicités d’agences de visas promettant des rendez-vous et approbations garantis, au milieu d’accusations de marché noir
Les points importants
- Suspension des publicités : six agences de courtage en visas sont visées pour des promesses de rendez-vous ou approbations garantis.Enquête du Conseil de la publicité : suspension préventive jusqu'à trois mois en attendant les résultats de l'enquête.Allégations de marché noir : des intermédiaires utiliseraient des logiciels automatisés pour accaparer les créneaux de rendez-vous Schengen et les revendre en ligne.
Le ministère du Commerce de la Turquie a ordonné la suspension des publicités de six sociétés de courtage en visas qui promettaient des rendez-vous ou des approbations de visa garantis, dans un contexte d’allégations de marché noir pour les rendez-vous de visa Schengen.
Le ministère a déclaré vendredi que son Conseil de la publicité avait imposé des suspensions préventives allant jusqu’à trois mois en attendant la poursuite de l’enquête sur les sociétés.
Selon le ministère, le Conseil a lancé un examen après des allégations selon lesquelles certaines entreprises offrant des services de soutien aux demandes et rendez-vous de visa publiaient des publicités en ligne susceptibles d’induire les consommateurs en erreur.
Lors de sa 370e réunion le 11 juin, le Conseil a examiné des publicités contenant des affirmations telles que « rendez-vous de visa garanti », « visa garanti », « demande rapide », « soutien ininterrompu », « solution garantie », « garantie d’approbation à 100 % » et « garantie de résultats rapides ».
Le Conseil a conclu que ces publicités pouvaient induire les consommateurs en erreur et a ordonné leur suspension pour une durée maximale de trois mois en attendant l’issue de l’enquête. Le ministère a précisé que le Conseil de la publicité rendrait une décision définitive une fois l’examen terminé.
Cette décision intervient dans un contexte d’allégations de marché noir pour les rendez-vous de visa Schengen en Turquie, où des intermédiaires sont accusés d’utiliser des systèmes automatisés pour collecter les créneaux disponibles et les revendre en ligne.
Le ministre du Commerce, Ömer Bolat, avait auparavant indiqué que sept sociétés intermédiaires de visas faisaient l’objet d’un examen pour des allégations impliquant une capture automatisée des rendez-vous, des paiements non enregistrés et des prix de revente gonflés.
M. Bolat a également déclaré que les autorités avaient reçu 143 plaintes via le Centre de communication présidentiel, 10 via les canaux e-Government et 1 187 demandes auprès des commissions d’arbitrage des consommateurs concernant les sociétés intermédiaires de visas au cours des cinq dernières années.




