La Turquie présente le chef de l’OSCE Sinirlioğlu au poste de secrétaire général de l’ONU
Les points importants
- Choix surprise : La Turquie pousse Feridun Hadi Sinirlioğlu, actuel secrétaire général de l’OSCE, pour diriger l’ONU.
- Processus bloqué : Le dernier vote exploratoire au Conseil de sécurité n’a pas donné de résultat net.
- Obstacles majeurs : Le candidat devra obtenir neuf voix et éviter un veto des cinq grandes puissances divisées.
La Turquie a présenté la candidature de Feridun Hadi Sinirlioğlu, secrétaire général de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), au poste de prochain secrétaire général de l’ONU, a confirmé une source diplomatique samedi.
Cette décision intervient après une impasse dans le processus de sélection, le dernier vote exploratoire au Conseil de sécurité de l’ONU, tenu vendredi, n’ayant pas permis de dégager un vainqueur.
Contactée par l’AFP, la source diplomatique turque a confirmé que la lettre de candidature datée de vendredi, signée du président turc Recep Tayyip Erdoğan, avait été soumise aux présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU.
Dans cette lettre, publiée par les médias turcs, Erdoğan a affirmé que cette candidature reflétait l’attachement d’Ankara à “effective multilateralism” à un moment où “geopolitical divisions are deepening and trust between nations is diminishing.”
Avec plus de quatre décennies d’expérience dans les relations internationales et la diplomatie, Sinirlioğlu a occupé certaines des plus hautes fonctions diplomatiques de la Turquie, notamment celles de ministre des Affaires étrangères et de représentant permanent auprès des Nations unies, a souligné Erdoğan dans sa lettre.
Le choix du prochain secrétaire général de l’ONU serait crucial pour orienter la communauté internationale vers “a more peaceful, just and sustainable future” face aux défis mondiaux croissants, a-t-il ajouté.
Le secrétaire général sortant, le Portugais António Guterres, achève son deuxième mandat de cinq ans le 31 décembre.
Même si un candidat obtient les neuf voix requises sur les 15 que compte le Conseil de sécurité, il doit aussi éviter un veto des cinq grandes puissances, profondément divisées.
Une fois ces obstacles franchis, son nom sera soumis à l’Assemblée générale, qui rassemble tous les membres de l’ONU, pour confirmation.
© Agence France-Presse




