La Turquie libère une ancienne soldate turco-israélienne de l’armée israélienne après une intervention américaine : rapports
La Turquie a libéré une citoyenne turco-israélienne ayant servi dans l’armée israélienne (IDF) après une intervention diplomatique américaine, selon des médias israéliens. Elle aurait été détenue lors d’une visite familiale sous l’accusation d’avoir violé la loi turque en servant dans une armée étrangère.
Les rapports de Channel 12 News en Israël, Ynet et The Jerusalem Post indiquent que cette femme possède la double nationalité israélienne et turque et visitait ses parents en Turquie lorsqu’elle a été placée en garde à vue la semaine dernière. Elle aurait passé plusieurs heures en détention avant d’être assignée à résidence, puis autorisée à quitter le pays.
Les médias israéliens affirment que sa libération fait suite à des contacts discrets impliquant des responsables américains et le ministère israélien des Affaires étrangères, dont le ministre Gideon Sa’ar, après qu’Israël eut demandé de l’aide pour obtenir sa libération.
Les autorités turques n’ont pas immédiatement publié de déclaration confirmant la détention, son fondement juridique ou le rôle présumé des États-Unis. Ainsi, les éléments clés de cette affaire, y compris les charges spécifiques, reposent sur des descriptions des médias israéliens plutôt que sur des documents judiciaires turcs ou des déclarations gouvernementales.
Cette détention intervient dans un contexte de campagne en ligne en Turquie ciblant les personnes servant dans l’armée israélienne ayant une double nationalité. Des activistes diffusent des noms et photos sur les réseaux sociaux, exhortant les procureurs à agir. Cette campagne a pris de l’ampleur après la publication par l’armée israélienne de statistiques sur le nombre de ressortissants étrangers servant dans ses rangs par pays.
Selon les rapports israéliens, des activistes ont signalé la présence de cette femme à Istanbul, qualifiant cette « soldate sioniste » et appelant à son arrestation pour examiner des allégations liées au génocide et aux crimes contre l’humanité.
Ce cas s’inscrit dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes autour des actions d’Israël à Gaza et leurs répercussions dans la région, notamment en Turquie.
La femme aurait été détenue pour violation des restrictions turques sur le service des citoyens dans des armées étrangères, mais aucun numéro de loi ni document judiciaire n’a été cité.
Les médias israéliens rapportent que la femme est retournée en Israël après sa libération.




