La Turquie libère plus de 500 manifestants du 1er Mai détenus à Istanbul
Les autorités turques ont libéré plus de 500 manifestants arrêtés lors des rassemblements du 1er Mai à Istanbul, a annoncé samedi une association d’avocats.
Vendredi, la police a dispersé les manifestations avec des gaz lacrymogènes et interpellé des centaines de personnes.
Les 576 personnes détenues ont été relâchées samedi matin, y compris le syndicaliste Başaran Aksu, a indiqué l’Association des avocats progressistes (ÇHD) sur X.
La branche stambouliote de l’association avait déployé ses membres dans toute la ville pour documenter les interpellations et fournir une assistance juridique aux personnes en détention provisoire.
Le gouvernorat d’Istanbul a quant à lui fait état de 575 interpellations.
Quarante-sept autres personnes avaient été arrêtées le 28 avril avant les rassemblements prévus pour le 1er Mai, dont quatre ont été placées en détention et neuf en résidence surveillée, selon le ÇHD.
Les manifestations s’étaient concentrées autour de la place Taksim, interdite aux rassemblements par les autorités depuis la vague de protestations anti-gouvernementales de 2013.
Aksu avait dénoncé le blocage de l’accès à cette place symbolique, traditionnellement utilisée pour les grands rassemblements en Turquie.
« Vous ne pouvez pas interdire une place aux travailleurs de Turquie », avait-il déclaré peu avant son interpellation.
« Tout le monde utilise Taksim, pour les cérémonies officielles, pour les célébrations. Seuls les ouvriers, les travailleurs, les pauvres se voient refuser l’accès à cette place. »
Le 1er Mai, journée internationale des travailleurs, donne lieu chaque année à un important déploiement policier en Turquie, avec un vaste périmètre bouclé au cœur d’Istanbul.
Les syndicats et organisations de la société civile avaient appelé aux rassemblements sous le slogan « Pain. Paix. Liberté. »
© Agence France-Presse




