La Turquie emprisonne 7 personnes après la confirmation en appel de condamnations pour liens présumés avec le mouvement Gülen
La Turquie a emprisonné mardi sept personnes dans la province de Kayseri, dont des enseignants, des militaires et un policier, après qu’une cour d’appel a confirmé leurs peines de prison pour liens présumés avec le mouvement Gülen, d’inspiration religieuse, selon le Stockholm Center for Freedom.
Quatre enseignants, un officier militaire, un sous-officier et un policier ont été incarcérés après la confirmation de leurs condamnations. Les sept avaient été radiés de la fonction publique par un décret-loi d’urgence suite au coup d’État manqué de 2016.
Cinq d’entre eux ont écopé de peines de plus de six ans de prison, tandis que les deux autres ont été condamnés à plus de sept ans.
Leurs condamnations pour « appartenance à une organisation terroriste » reposaient sur des activités que les tribunaux turcs considèrent comme des preuves d’affiliation au mouvement Gülen, notamment l’adhésion à une association liée au mouvement, des dépôts d’argent dans la désormais fermée Bank Asya et l’utilisation de ByLock, une application de messagerie cryptée autrefois disponible sur l’App Store d’Apple et Google Play, que les autorités turques prétendent avoir été utilisée comme outil de communication secret par les sympathisants du mouvement Gülen.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan cible les adeptes du mouvement Gülen, inspiré par le prédicateur Fethullah Gülen, basé aux États-Unis et décédé en 2024, depuis que des enquêtes pour corruption en décembre 2013 l’ont impliqué ainsi que des membres de sa famille et de son cercle proche. Il a qualifié ces enquêtes de « complot güleniste » avant de désigner le mouvement comme une « organisation terroriste » en mai 2016, intensifiant une répression massive après la tentative de coup d’État de juillet 2016 qu’il a attribuée à Gülen. Le mouvement nie toute implication dans cette tentative ou toute activité terroriste.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Justice, plus de 126 000 personnes ont été condamnées pour liens présumés avec le mouvement depuis 2016, dont 11 085 sont toujours en prison. Des procédures judiciaires sont en cours contre plus de 24 000 individus, tandis que 58 000 autres font toujours l’objet d’enquêtes actives près de dix ans plus tard.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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