La Turquie dément les allégations de frappe sur une base américaine et de déminage à la frontière iranienne
La Direction des communications de la Turquie a démenti lundi des allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles une base militaire américaine dans le pays aurait été frappée et que 80 000 mines auraient été retirées le long de la frontière turco-iranienne, qualifiant ces affirmations de désinformation.
Dans un communiqué sur X, le Centre de lutte contre la désinformation de la direction a affirmé qu’il n’existe pas de bases militaires en Turquie appartenant à un pays étranger et a souligné que l’espace aérien, le territoire terrestre, les zones de juridiction maritime et les installations militaires de la Turquie restent pleinement sous sa souveraineté et son contrôle.
Bazı sosyal medya hesaplarında yer alan, “Türkiye’de bulunan bir Amerikan askeri üssünün vurulduğu” yönündeki iddialar gerçek değildir.
Türkiye’de herhangi bir ülkeye ait askeri üs bulunmamaktadır. Türkiye Cumhuriyeti’nin hava, kara ve deniz sahası ile askeri tesisleri tamamen… pic.twitter.com/VuOZOLBYRD
— Dezenformasyonla Mücadele Merkezi (@dmmiletisim) March 2, 2026
Le centre a déclaré qu’aucune attaque n’avait ciblé la Turquie et que les publications présentant le pays comme partie prenante dans les conflits régionaux visaient à induire le public en erreur.
Les institutions de défense et de sécurité turques restent pleinement opérationnelles et suivent les développements en temps réel, a ajouté le communiqué, exhortant le public à ne s’appuyer que sur les déclarations officielles.
Ce démenti intervient dans un contexte d’escalade des hostilités dans la région après les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran et les représailles ultérieures de Téhéran.
Depuis le début du conflit tôt samedi, l’Iran a lancé des missiles et des drones à travers le Moyen-Orient, frappant Israël ainsi que l’Irak, la Jordanie et les six États du Golfe dans le but de cibler des actifs américains.
Mais pas la Turquie, malgré la présence de plusieurs sites hautement sensibles hébergeant un nombre non précisé de soldats américains.
L’un d’eux est İncirlik, une base aérienne turque clé utilisée depuis des décennies par les troupes américaines et les missions de l’OTAN près de la ville méridionale d’Adana. Un autre est Kürecik, une base dans le centre de la Turquie qui dispose d’un système radar d’alerte précoce de l’OTAN capable de détecter les lancements de missiles iraniens.
Bien qu’Ankara ait catégoriquement nié que les données radar aient jamais été utilisées pour aider Israël, leur présence a irrité Téhéran.
Les allégations sur les mines frontalières démenties
Le Centre de lutte contre la désinformation a également démenti les informations selon lesquelles 80 000 mines auraient été retirées le long de la frontière turco-iranienne, qualifiant ces affirmations de manipulation.
Il a déclaré que les opérations de déminage le long des frontières de la Turquie sont menées de manière planifiée conformément aux obligations internationales et visent à renforcer, et non à affaiblir, la sécurité frontalière.
La sécurité frontalière est maintenue 24 heures sur 24 grâce à des barrières physiques, des systèmes de surveillance avancés, des véhicules aériens sans pilote et des mesures de sécurité superposées, a indiqué le communiqué.
Les craintes que le conflit impliquant l’Iran ne déclenche un nouvel afflux de réfugiés en Turquie ont alimenté ces derniers jours un débat public renouvelé sur la sécurité frontalière.
La frontière terrestre entre la Turquie et l’Iran s’étend sur environ 534 kilomètres.




