La Turquie arrête 45 personnes dans des raids visant le réseau criminel de Barış Boyun
La police turque a arrêté 45 personnes lors de raids à travers le pays ciblant un réseau criminel organisé, présumé dirigé par Barış Boyun, actuellement en détention en Italie et recherché par la Turquie, a annoncé mardi le ministre de la Justice Akın Gürlek.
Des mandats d’arrêt ont été émis contre 54 suspects, dont six avocats, dans le cadre de cette opération basée à Istanbul, couvrant 113 lieux à Istanbul, Tekirdağ, İzmir, Siirt, Samsun, Tokat et Şanlıurfa. Les forces de l’ordre poursuivaient leurs efforts pour interpeller les neuf suspects restants, selon des médias turcs.
Gürlek a déclaré dans un communiqué sur X que l’opération avait été menée sous la coordination du Procureur de la République d’Istanbul et en coopération avec la Direction de la police d’Istanbul.
Sokak çeteleri ve organize suç örgütleri; milletimizin huzuruna, gençlerimizin geleceğine, kamu düzenine ve şehirlerimizin güvenliğine kasteden yapılardır. Bu yapılara karşı İçişleri Bakanlığımızla tam bir iş birliği ve eşgüdüm içinde mücadelemizi kararlılıkla sürdürüyor, suç…
— Akın Gürlek (@abakingurlek) June 9, 2026
Les suspects sont accusés de vol, de menaces et de soutien financier aux membres de l’organisation criminelle. Les avocats visés par l’opération sont soupçonnés d’avoir tenté d’empêcher des suspects de faire des déclarations ou de les inciter à faire de faux témoignages.
Gürlek a indiqué que 700 suspects avaient déjà été interrogés dans les enquêtes visant ce même réseau, avec des actes d’accusation préparés et des procédures judiciaires engagées.
« Nous ne tolérerons aucune structure criminelle menaçant la paix de notre nation, l’ordre public ou la suprématie de la justice », a déclaré le ministre.
Boyun, recherché par la Turquie via un mandat d’arrêt INTERPOL Rouge, a été arrêté en Italie en mai 2024 lors d’une opération conjointe des polices italienne et turque. Les autorités turques le présentent comme le chef d’un réseau criminel accusé d’avoir commandité des fusillades et d’autres attaques en Turquie et à l’étranger.
Il reste en détention en Italie alors que les autorités turques poursuivent leurs efforts pour obtenir son extradition, notamment pour crime organisé.
Le réseau lié à Boyun est décrit par les autorités turques et européennes comme une nouvelle génération de mafia turque avec des cellules dans plusieurs pays européens. Des documents italiens et turcs mentionnent des accusations de trafic de drogue, meurtres, tentatives de meurtre et projets d’attaques en Europe et en Turquie.
Ce groupe a également été associé dans des enquêtes turques aux « Daltonlar », un réseau criminel accusé d’attaques armées, meurtres, menaces, extorsion et trafic de drogue. Les procureurs affirment que l’organisation opérait sur un axe Turquie-Europe et utilisait les réseaux sociaux et clips musicaux pour se promouvoir et recruter des jeunes.
En décembre, un tribunal d’Istanbul a prononcé des peines de prison à perpétuité contre des figures majeures de l’affaire Daltonlar, l’un des plus grands procès pour crime organisé en Turquie, impliquant des centaines d’accusés. Les procédures contre Boyun et plusieurs autres suspects ont été dissociées car ils n’avaient pas pu être appréhendés ou étaient détenus à l’étranger.
La Turquie s’inquiète de plus en plus des groupes criminels recrutant des mineurs et jeunes adultes, notamment dans les quartiers défavorisés, en leur offrant argent et sentiment d’appartenance. Des mineurs ont été nommés dans des enquêtes impliquant des groupes comme les Daltonlar et les Casperlar.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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