La Turquie arrête 25 personnes, dont des fonctionnaires, pour des liens présumés avec le mouvement Gülen
Les autorités turques ont arrêté 25 personnes, dont des fonctionnaires en poste et d’anciens agents publics, dans le cadre de la répression continue contre le mouvement Gülen, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant l’agence de presse étatique Anadolu ce mardi.
Le procureur général d’Istanbul a émis des mandats d’arrêt contre 25 personnes, parmi lesquelles sept fonctionnaires en activité et quatre anciens agents publics licenciés par décret-loi dans le sillage du coup d’État avorté du 15 juillet 2016.
Les personnes interpellées sont accusées d’avoir mené des activités liées au mouvement Gülen, notamment d’avoir contacté des membres présumés via des cabines téléphoniques, séjourné dans des appartements étudiants partagés affiliés au mouvement, travaillé dans des entreprises liées au mouvement Gülen, déposé de l’argent dans la désormais fermée Bank Asya et utilisé l’application de messagerie cryptée ByLock, un logiciel autrefois disponible sur l’App Store d’Apple et Google Play que les autorités turques affirment avoir été utilisé comme outil de communication secret par les sympathisants du mouvement Gülen.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan cible les adeptes du mouvement Gülen, inspiré par le regretté prédicateur musulman Fethullah Gülen, depuis que des enquêtes pour corruption en décembre 2013 l’ont impliqué ainsi que certains membres de sa famille et de son cercle proche. Il a qualifié ces enquêtes de complot güleniste avant de désigner le mouvement comme une « Organisation terroriste » en mai 2016, intensifiant une répression massive après la tentative de coup d’État en juillet de la même année qu’il a attribuée à Gülen. Le mouvement nie toute implication dans cette tentative de putsch ou dans des activités terroristes.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Justice, plus de 126 000 personnes ont été condamnées pour des liens présumés avec le mouvement depuis 2016, dont 11 085 sont toujours en prison. Des procédures judiciaires sont en cours pour plus de 24 000 individus, tandis qu’environ 58 000 autres font toujours l’objet d’enquêtes actives près d’une décennie plus tard.
Outre les milliers d’emprisonnés, de nombreux autres sympathisants du mouvement Gülen ont dû fuir la Turquie pour échapper à la répression gouvernementale.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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