La Turquie affirme qu’aucune discussion n’est en cours pour prolonger l’accord gazier avec l’Iran arrivant à expiration en juillet : rapport
Le ministre turc de l’énergie a déclaré samedi que le contrat d’importation de gaz naturel à long terme de la Turquie avec l’Iran arrivera à expiration en juillet et qu’aucune discussion n’est actuellement en cours pour prolonger l’accord, bien qu’Ankara puisse encore avoir besoin du gaz iranien pour sécuriser ses approvisionnements, a rapporté Reuters.
Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Alparslan Bayraktar a tenu ces propos aux journalistes en marge du Forum diplomatique d’Antalya dans la province méridionale turque du même nom.
Le contrat porte sur 9,6 milliards de mètres cubes de gaz par an.
Les livraisons réelles sont souvent restées en deçà de ce volume.
La Turquie a importé 7,6 milliards de mètres cubes de gaz d’Iran en 2025, ce qui représentait 13 % de ses importations totales de gaz.
« Selon nos prévisions, nous pourrions avoir besoin de ce gazoduc ou du flux de gaz en provenance d’Iran pour la sécurité de l’approvisionnement de la Turquie », a déclaré Bayraktar.
« Aucune négociation n’est en cours pour le moment », a-t-il ajouté, précisant que les deux parties pourraient encore discuter d’une éventuelle prolongation.
Il a indiqué qu’aucune négociation n’avait commencé dans le contexte régional actuel, en référence à la guerre en Iran.
L’Iran a été l’un des principaux fournisseurs de gaz de la Turquie, qui dépend largement des importations pour répondre à sa demande intérieure en énergie.
La Turquie a cherché ces dernières années à élargir sa base de fournisseurs pour réduire les risques liés aux chocs de prix, aux différends politiques et aux perturbations d’approvisionnement.
Bayraktar a également déclaré que la Turquie cherchait à diversifier ses approvisionnements en gaz par d’autres voies, notamment via d’éventuels GNL russes.
Les médias locaux ont rapporté plus tôt ce mois-ci qu’Ankara avait accordé une licence à long terme pour les importations de GNL russe à l’opérateur public d’oléoducs Petroleum Pipeline Corporation (BOTAŞ).
BOTAŞ a obtenu une licence d’importation de 10 ans, un type d’autorisation précédemment accordé uniquement aux pays avec lesquels la Turquie a des contrats d’approvisionnement en GNL à long terme, notamment l’Algérie et Oman.
Bayraktar a toutefois précisé que la Turquie n’avait pas encore commencé à importer du GNL russe.
La Russie reste le principal fournisseur de gaz de la Turquie.
Le gaz acheminé via les gazoducs Blue Stream et TurkStream représente environ 35 % du mix gazier total de la Turquie.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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