La Syrie signe un accord énergétique de 7 milliards de dollars avec des entreprises qatariennes, turques et américaines
La Syrie a signé jeudi un accord énergétique de 7 milliards de dollars avec un consortium d’entreprises qatariennes, turques et américaines afin de relancer son secteur électrique en ruine.
L’accord, scellé au palais présidentiel de Damas en présence du président par intérim Ahmed al-Sharaa et de l’ambassadeur américain Thomas Barrack, vise à produire 5 000 mégawatts.
Le ministre syrien de l’Énergie Mohammad al-Bashir a qualifié ce moment d' »historique » et de « tournant » pour les infrastructures dévastées du pays.
Le consortium est dirigé par UCC Concession Investments du Qatar et comprend les entreprises turques Kalyon GES Enerji Yatirimlari et Cengiz Enerji, ainsi que Power International USA.
La guerre civile de 14 ans en Syrie a détruit son réseau électrique, plongeant la population dans des coupures pouvant atteindre 20 heures par jour.
Le projet comprend quatre centrales à gaz dans le centre et l’est de la Syrie ainsi qu’une ferme solaire de 1 000 mégawatts dans le sud. Bashir a précisé que les centrales utiliseraient des technologies américaines et européennes.
Barrack a déclaré que le président américain Donald Trump avait levé les sanctions contre la Syrie sans conditions et promis un soutien continu.
Trump, a-t-il dit, a offert à la Syrie son « engagement inébranlable » pour transformer les frontières « en une tapisserie de commerce et de coopération ».
Le PDG d’UCC Ramez al-Khayyat a affirmé que l’accord créerait plus de 50 000 emplois directs et 250 000 emplois indirects.
La semaine dernière, le ministre turc de l’Énergie Alparslan Bayraktar avait annoncé que son pays commencerait à fournir à la Syrie 2 milliards de mètres cubes de gaz par an – de quoi produire 1 300 mégawatts.
La Syrie a intensifié ses efforts pour attirer les investissements après que les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé la levée des sanctions.
En mars, le Qatar a commencé à financer des livraisons de gaz à la Syrie via la Jordanie pour aider à atténuer les pénuries d’électricité.
© Agence France-Presse




