La Russie et la Turquie négocient le renouvellement d’importants contrats d’approvisionnement en gaz, selon un rapport
La Russie et la Turquie négocient pour maintenir les livraisons de gaz du géant énergétique russe Gazprom alors que deux importants contrats d’approvisionnement par gazoduc arrivent à expiration, a rapporté Bloomberg mercredi.
Les accords entre Gazprom et la société publique turque BOTAŞ, portant sur jusqu’à 21,75 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, devraient expirer le 31 décembre, selon Bloomberg.
Des sources proches des négociations ont indiqué à Bloomberg que les deux parties visaient à maintenir le volume annuel d’approvisionnement à environ 22 milliards de mètres cubes.
Ni Gazprom, ni le ministère turc de l’Énergie, ni BOTAŞ n’ont commenté les négociations en cours.
Ce rapport intervient alors que la Turquie subit une pression croissante de l’administration du président américain Donald Trump pour réduire ses achats d’énergie à la Russie, dont les revenus pétroliers et gaziers financent la guerre en Ukraine.
Suite aux nouvelles sanctions américaines le mois dernier contre les deux plus grands producteurs pétroliers russes, Rosneft et Lukoil, les raffineurs turcs ont commencé à réduire leurs importations de brut russe.
La Turquie a jusqu’ici résisté aux efforts occidentaux visant à restreindre ses achats de gaz russe, qui transitent principalement par des contrats à long terme et des gazoducs directs reliant les deux pays.
En septembre, la Turquie a signé une série de nouveaux contrats de gaz naturel liquéfié, notamment avec des fournisseurs américains, dans le cadre de ses efforts pour diversifier ses sources d’énergie.
La Turquie développe également la production de son champ offshore Sakarya en mer Noire, nourrissant l’espoir que la production nationale pourrait réduire le besoin d’importations.
Bloomberg indique que Gazprom a livré 21,6 milliards de mètres cubes de gaz à la Turquie l’an dernier, selon les données de l’Autorité turque de régulation du marché de l’énergie (EMRA), faisant du pays le deuxième plus gros acheteur de gaz russe par gazoduc après la Chine.
La Turquie reste le quatrième plus grand marché gazier d’Europe et importe la quasi-totalité du gaz qu’elle consomme, principalement depuis la Russie, l’Azerbaïdjan et l’Iran.
Gazprom a perdu la plupart de ses clients européens depuis la guerre en Ukraine, faisant de la Turquie l’un de ses marchés résiduels les plus importants.
La société a également cessé d’acheminer du gaz via l’Ukraine au début de cette année lorsqu’un contrat de transit à long terme a expiré, mettant fin à des flux qui s’élevaient en moyenne à environ 15 milliards de mètres cubes par an.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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