La guerre au Moyen-Orient risque de créer une crise migratoire « permanente », avertit la Turquie
Si la guerre au Moyen-Orient s’étend, elle pourrait provoquer une crise migratoire « permanente », a averti mardi le chef de la diplomatie turque, alors que le Liban affirme que les bombardements israéliens ont déplacé plus d’un million de personnes.
« Si la guerre… s’étend, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire permanente avec des réfugiés cherchant abri au-delà des frontières de leurs pays », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue canadienne Anita Anand.
« Cela doit cesser au plus vite. »
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars lorsque le Hezbollah soutenu par l’Iran a attaqué Israël en réponse à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei lors des frappes américano-israéliennes sur l’Iran.
Bakanımız @HakanFidan, Kanada Dışişleri Bakanı Anita Anand ile Ankara’da görüştü. pic.twitter.com/kAlMVXd5ZD
— T.C. Dışişleri Bakanlığı (@TC_Disisleri) March 17, 2026
Depuis lors, plus d’un million de personnes se sont enregistrées comme déplacées, ont indiqué lundi les autorités libanaises, soit plus d’un sixième de sa population totale.
Cette annonce intervient alors que l’armée israélienne a déclaré avoir lancé une opération terrestre limitée contre le Hezbollah dans le sud du Liban.
« La situation humanitaire est très préoccupante au Liban et pourrait s’aggraver en cas d’offensive terrestre », a déclaré Anand lors de la conférence de presse.
Fidan a affirmé que la guerre « pourrait causer des dommages permanents… entre les pays de la région », soulignant que le conflit « s’étend au Liban et que la situation se complique également en Irak. »
Il a précisé que la Turquie avait « travaillé très dur diplomatiquement depuis le début de la guerre pour empêcher l’escalade de ces crises », annonçant qu’il se rendrait dans plusieurs pays de la région mercredi.
Anand a salué les efforts diplomatiques de la Turquie et son « rôle d’interlocuteur dans le conflit actuel au Moyen-Orient », tout en exprimant la ferme opposition du Canada aux frappes « répréhensibles » de l’Iran contre les nations régionales.
« Le Canada condamne absolument ces frappes de représailles. Ces frappes doivent cesser, qu’elles aient lieu à Doha ou même contre ce pays-ci », a-t-elle déclaré.
© Agence France-Presse




