Gazelle de Nadir Sarıbacak : Le drame psychologique des fonctionnaires révoqués porté à l’écran
Les points importants
- Projection événement à Paris : Le cinéma Le Reflet Médicis (Paris 5ᵉ) a fait salle comble le 9 octobre 2026 pour la projection de Gazelle.
- Invité de marque et Q&A : Le co-réalisateur et acteur principal Nadir Sarıbacak était présent sur place pour une séance de questions-réponses animée par Jordan Mintzer (The Hollywood Reporter).
- Drame psychologique : Le film explore la lente érosion mentale d'un enseignant turc exilé à New York, partagé entre l'attente et la fracture intime.
Nusret Kibaroğlu / Le 9 octobre 2026, le cinéma Le Reflet Médicis (Paris 5ᵉ) faisait salle comble pour la projection de Gazelle. Ce long-métrage coup de poing, salué par la critique internationale, met en scène Yakup (joué par Nadir Sarıbacak), un professeur de musique contraint de quitter la Turquie à la suite de bouleversements politiques. Seul et sans statut officiel à New York, il s’accroche désespérément à l’espoir de retrouver sa femme Ayşe et sa fille Neşe restées au pays.
La descente intérieure d’un homme broyé par l’attente
Plus qu’un simple récit d’exil, Gazelle se structure avant tout comme un puissant drame psychologique. Alors que les démarches administratives s’enlisent et que les options juridiques s’épuisent, le film bascule dans l’intime et la tension émotionnelle. Face aux impasses de l’éloignement, le protagoniste se retrouve confronté à un dilemme moral cornézien qui fragilise peu à peu sa santé mentale. À mesure que l’attente se prolonge, son emprise sur le temps et la réalité commence à s’effriter, l’entraînant dans un univers intérieur de plus en plus fragile, anxieux et troublant.
Une plongée saisissante dans la complexité de l’esprit
En s’appuyant sur les expériences vécues de l’exil et du déracinement, les réalisateurs Nadir Sarıbacak et Samy Pioneer façonnent un portrait d’une grande finesse sur la résilience et la vulnérabilité humaine. Le film dissèque avec acuité la façon dont la persécution politique et la séparation brisent l’équilibre psychologique d’un individu. Porté par une performance saluée pour sa sobriété et son intensité, Gazelle s’impose comme une œuvre sensitive qui interroge la capacité de l’esprit à encaisser le choc de la rupture brutale.
Échange avec le public mené par Jordan Mintzer
À l’issue de la projection, le public parisien a pu assister à une séance de questions-réponses (Q&A) en présence du co-réalisateur et acteur principal Nadir Sarıbacak. L’échange a été animé par le critique de cinéma Jordan Mintzer (The Hollywood Reporter), offrant aux spectateurs un éclairage privilégié sur la genèse de cette œuvre indépendante, sa fabrication et la vérité humaine qui sous-tend ce portrait de crise.

Un parcours international remarqué dans les festivals
Parallèlement à sa tournée de projections en salle à travers l’Europe et les États-Unis, Gazelle poursuit une trajectoire festivalière impressionnante. Après avoir fait sa première mondiale au Vancouver International Film Festival (VIFF) — où il a remporté le prix du public dans la section Vanguard —, puis sa première américaine au Chicago International Film Festival, le long-métrage a poursuivi sa sélection dans plusieurs rendez-vous d’envergure, notamment à Dances With Films: New York (couronné par l’Industry Choice Award) et au Sedona International Film Festival. Toujours en lice dans le circuit des festivals internationaux, cette production indépendante continue de recevoir un accueil critique chaleureux aux quatre coins du globe.
Pour découvrir ce drame psychologique sur grand écran, vous pouvez consulter le calendrier des séances et des prochaines étapes de la tournée européenne directement sur le site officiel du film.
Cette bande-annonce officielle permet de découvrir l’atmosphère visuelle et la tension psychologique qui caractérisent le film.




