Frappe russe meurtrière en Ukraine occidentale alors que Zelensky cherche du soutien en Turquie
Une frappe de missile russe sur la ville ukrainienne de Ternopil a tué au moins 25 personnes mercredi, dont trois enfants, quelques heures avant la rencontre entre le président Volodymyr Zelensky et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan à Ankara pour relancer les efforts de paix au point mort.
L’attaque a détruit les étages supérieurs d’un immeuble d’époque soviétique dans une région ukrainienne éloignée du front, marquant l’une des attaques les plus meurtrières depuis le début de l’invasion russe en 2022.
Le ministère ukrainien de l’Intérieur a indiqué que 75 personnes étaient blessées, dont 15 enfants.
Les secouristes ont utilisé des grues pour atteindre les étages supérieurs et extraire des corps des décombres tandis qu’une épaisse fumée envahissait les rues alentour.
Les autorités locales ont signalé que les incendies provoqués par les explosions avaient fait monter le taux de chlore dans l’air à six fois la normale, exhortant les 200 000 habitants à rester confinés.
L’armée de l’air ukrainienne a affirmé que la Russie avait lancé plus de 476 drones et 48 missiles dans la nuit, dont la majorité auraient été interceptés.
Des frappes ont également fait au moins 46 blessés dans la région de Kharkiv (nord-est) et dans d’autres zones de l’ouest ukrainien.
La Roumanie a dépêché des chasseurs après la détection d’un drone russe dans son espace aérien, tandis que la Moldavie signalait une violation similaire.
Le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiga a qualifié ce « massacre horrible » qui sera porté devant le Conseil de sécurité de l’ONU jeudi, accusant Moscou d’attaquer des civils tout en évoquant la paix.
Zelensky s’est rendu en Turquie mercredi pour tenter de relancer des contacts diplomatiques n’ayant abouti à aucun progrès récent.
Il a déclaré qu’il aborderait avec Erdoğan « les meilleurs moyens d’assurer une paix juste pour l’Ukraine ».
Un haut responsable ukrainien a confié à l’AFP que l’objectif principal était de relancer l’engagement américain.
Ces espoirs se sont évanouis après l’annonce de l’absence de l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff.
Kyiv espérait que Washington ferait pression sur Moscou via des sanctions supplémentaires et des garanties politiques.
Le Kremlin a exclu toute participation russe aux discussions mais réaffirmé son ouverture à des négociations selon ses conditions.
Trump tente d’utiliser sa relation avec Poutine pour négocier un cessez-le-feu, sans succès jusqu’ici.
Les forces russes progressent lentement, tandis que Poutine exige que Kyiv cède davantage de territoires et rompe avec l’Occident pour mettre fin à la guerre.
La Turquie, qui maintient des canaux ouverts avec les deux camps, a organisé plusieurs rounds de discussions en 2024 n’ayant abouti qu’à des échanges de prisonniers et de dépouilles.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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