Des représentants de haut niveau de la Turquie, de l’Égypte et du Qatar se sont réunis mardi pour faire le point sur le cessez-le-feu à Gaza et discuter des mesures pour renforcer son application, a rapporté la chaîne égyptienne Al-Qahera News Al-Qahera News.
La réunion a rassemblé le président de l’Organisation nationale du renseignement turc (MİT) İbrahim Kalın, le chef du renseignement égyptien Hassan Rachad et le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani. Selon le rapport, les discussions ont porté sur l’avancement de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu et sur la levée des obstacles entravant sa progression.
La Turquie, membre de l’OTAN et l’un des plus virulents critiques d’Israël, a qualifié l’offensive de deux ans contre Gaza de « génocide », une accusation rejetée par Israël. Avec les États-Unis, l’Égypte et le Qatar, Ankara a joué un rôle de médiateur dans le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre, et s’est engagée à veiller à son application.

Si le cessez-le-feu a entraîné une baisse significative des frappes israéliennes, il ne les a pas totalement arrêtées.
Les trois responsables ont également convenu d’intensifier la coordination avec le Centre de coordination civilo-militaire israélien, l’organe chargé de superviser la trêve, et ont examiné des mesures visant à réduire les violations et à stabiliser le cessez-le-feu, selon la chaîne d’information.
Ces discussions ont suivi la réunion de Rachad dimanche avec une délégation du Hamas au Caire. Le Hamas a réaffirmé son respect de la première phase de l’accord mais a demandé la mise en place d’un mécanisme de surveillance sous l’égide des médiateurs pour documenter et traiter les violations israéliennes, selon le rapport.
Les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré mardi qu’au moins 345 Palestiniens avaient été tués et 889 blessés depuis le 11 octobre, portant le bilan des attaques israéliennes depuis octobre 2023 à 69 775 morts et 170 965 blessés.




