8 nouvelles interpellations dans l’enquête antidrogue en Turquie visant des célébrités
Huit personnes supplémentaires, dont une actrice, ont été interpellées dans le cadre d’une enquête antidrogue en cours visant des personnalités des secteurs de la télévision, du cinéma et des médias, a annoncé le procureur général d’Istanbul.
Les interpellations ont eu lieu vendredi matin dans le cadre d’une enquête menée par le parquet d’Istanbul sur des allégations allant du trafic de drogue à la consommation de stupéfiants et à des infractions liées à la prostitution.
L’actrice Ezgi Eyüpoğlu, 37 ans, a été interpellée pour achat de drogue à usage personnel, tandis que les autres personnes arrêtées sont accusées de production et trafic de stupéfiants ainsi que d’incitation ou facilitation à la prostitution.

Les perquisitions menées au domicile des suspects ont abouti à la saisie de plusieurs armes et stupéfiants, selon les rapports. La police a déclaré avoir confisqué un pistolet non enregistré, un pistolet enregistré, une arme à feu à blanc, des cartouches à blanc et des munitions réelles. Les autorités ont également signalé la découverte de 111 capsules du médicament sur ordonnance Lyrica, d’autres comprimés stupéfiants, de drogues sous forme de cristaux, de cartouches et de liquides supposés contenir des stupéfiants, ainsi que du matériel lié à la consommation de drogue.
Les procureurs ont indiqué que la police avait également saisi de la fausse monnaie américaine présumée, notamment des liasses de papier blanc conçues pour ressembler à des billets de 100 dollars et des faux billets partiellement découpés.
Ces dernières interpellations font suite à des opérations menées plus tôt cette semaine au cours desquelles plusieurs personnalités connues ont été brièvement placées en garde à vue puis libérées, notamment la chanteuse Aleyna Tilki, l’actrice İrem Sak, l’influenceuse Danla Bilic et une femme nommée Mümine Senna Yıldız.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête antidrogue à Istanbul qui a récemment conduit à l’interpellation ou l’arrestation de plusieurs présentateurs de journaux télévisés pour consommation présumée de stupéfiants.
La présentatrice Ela Rümeysa Cebeci avait précédemment été arrêtée pour « facilitation de la consommation de drogue » après qu’un test de dépistage se serait révélé positif. Le journaliste Mehmet Akif Ersoy avait également été arrêté dans cette affaire la semaine dernière.
L’influenceuse et entrepreneuse Sercan Yaşar a été libérée après avoir témoigné devant les procureurs et bénéficié des dispositions relatives au repentir actif.
Le parquet a indiqué que l’enquête était en cours.
Contrairement à de nombreuses enquêtes criminelles récentes très médiatisées en Turquie, cette enquête ne vise pas des critiques virulents du président Recep Tayyip Erdoğan, mais se concentre plutôt sur des personnalités des médias et des milieux d’affaires largement perçus comme proches du gouvernement.
Les procureurs se sont également fortement appuyés sur la gendarmerie, une branche du ministère de l’Intérieur qui opère généralement dans les zones rurales, plutôt que sur la police d’Istanbul. Les analystes et commentateurs de l’opposition estiment que ce choix reflète des inquiétudes quant à de potentielles fuites au sein des forces de police.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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