8 interpellations et 4 licenciements pour moqueries présumées envers la police lors d’une fusillade à Istanbul
Huit personnes ont été interpellées et quatre employés de la chaîne de cosmétiques turque Gratis ont été licenciés suite à une vidéo qui aurait tourné en dérision les policiers intervenant lors d’une fusillade près du consulat général d’Israël à Istanbul mardi, selon le site d’information Diken.
L’incident s’est produit vers midi dans le quartier de Beşiktaş à Istanbul, où un échange de coups de feu a éclaté devant un bâtiment abritant le consulat. Un assaillant a été tué, deux autres ont été capturés blessés et deux policiers ont été légèrement blessés.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a capté les voix de personnes riant et commentant les actions des policiers pendant leur intervention, bien que les locuteurs ne soient pas visibles dans les images.
İstanbul Beşiktaş’taki saldırıya müdahale için olay yerine giden polisleri kayda alıp maç izler gibi yorumlayan kişiler, sosyal medyada büyük tepki topladı. pic.twitter.com/1IKIzPU7Wy
— Asayiş Berkemal (@asayisberkemal0) April 7, 2026
Dans la séquence, on entend une personne désigner les agents en utilisant des positions de football : « Toi, tu es arrière droit, toi arrière gauche », alors que les policiers se déployaient face aux assaillants.
Le parquet d’Istanbul a ouvert une enquête sur cette vidéo pour « insulte publique aux forces de sécurité de l’État » et « incitation à la haine et à l’hostilité publique ». Huit personnes ont été interpellées dans le cadre de cette investigation.
Gratis a déclaré qu’un audit interne avait révélé que la vidéo avait été enregistrée par ses employés et contenait des propos « incompatibles avec les valeurs de l’entreprise ».
— gratistr (@GratisTr) April 8, 2026
La société a indiqué avoir licencié quatre employés directement impliqués dans l’enregistrement et la diffusion du contenu, tandis que d’autres, considérés comme indirectement concernés, ont été suspendus en attendant un examen juridique complémentaire.
Gratis a affirmé ne tolérer aucun comportement soutenant la violence ou portant atteinte à l’ordre public, tout en exprimant son soutien aux forces de l’ordre turques.
L’enquête se poursuit.




