Victime d’une fusillade scolaire et sa famille discriminées en raison des liens supposés du père avec le mouvement Gülen
Un garçon de 11 ans tué dans une fusillade scolaire dans le sud-est de la Turquie la semaine dernière et sa famille ont subi un traitement discriminatoire dans une notification officielle et lors de ses funérailles parce que son père avait été licencié de la fonction publique et condamné par la suite pour des liens présumés avec le mouvement Gülen, a rapporté le Stockholm Center for Freedom.
Les allégations de discrimination ont émergé après que le nom de Yusuf Tarık Gül soit apparu en minuscules et entre parenthèses sur une liste officielle des victimes circulant sur les réseaux sociaux, contrairement aux noms des autres victimes écrits en majuscules.
KHK’lı babanın çocuğunun Yusuf Tarık Gül ismi neden küçük harflerle ve parantez içinde yazıldı? @saglikbakanligi @Yusuf__Tekin Bu yaptığınız nefret suçu ve fişlemedir. Acıların üstünde tepinmeyin! pic.twitter.com/8neb5UyPep
— 𝓔𝔂𝓵𝓾̈𝓵 𝓓𝓮𝓷𝓲𝔃
(@eylulumdenizim) April 16, 2026
Les accusations de discrimination se sont intensifiées lorsqu’aucun haut responsable gouvernemental n’a assisté aux funérailles de Yusuf Tarık, alors que des ministres étaient présents à celles des autres victimes. Une liste partagée sur les réseaux sociaux montrait que plusieurs membres du cabinet étaient assignés à chaque autre cérémonie funéraire, mais aucun à la sienne.
KHK’lı çocuğu diye cenazesine hiçbir yetkili katılmamış. Kelimeler kifayetsiz… pic.twitter.com/vs9OXwCrR8
— ADEM YAVUZ ARSLAN (@ademyarslan) April 20, 2026
Yusuf Tarık faisait partie des neuf personnes tuées dans un collège de Kahramanmaraş la semaine dernière. Son père, Burak Gül, avait été licencié de la police nationale turque par un décret-loi en raison de liens supposés avec le mouvement Gülen après la tentative de coup d’État de 2016, avait été condamné à plus de six ans de prison et libéré l’année dernière.
Le député d’opposition Turan Çömez a critiqué ce traitement sur les réseaux sociaux, affirmant qu’aucun des ministres présents à Kahramanmaraş n’avait assisté aux funérailles de Yusuf Tarık. « Yusuf Tarık Gül était aussi notre enfant, comme les autres », a-t-il déclaré.
1758 gün cezaevinde kaldı ve birkaç ay önce tahliye oldu KHK’lı Burak Gül.
Cezaevine girdiğinde oğlu Yusuf Tarık 6 yaşındaydı.
Baba Burak Gül, 5 yıl göremediği oğluna sadece birkaç hafta sarılabildi tahliye olduktan sonra.
Ve Yusuf Tarık, babasına doyamadan, nereden,… https://t.co/iUpF9ZwBio pic.twitter.com/K8X6oDpBy8
— Turhan Çömez (@ComezTurhan) April 20, 2026
Le nom et la photographie de Yusuf Tarık ont été omis de certaines couvertures médiatiques.
Ce cas a relancé le débat sur la punition collective des familles dans l’ère de la purge post-coup d’État en Turquie, où la stigmatisation menée par l’État s’est souvent étendue au-delà des accusés à leurs conjoints et enfants.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a pris pour cible les sympathisants du mouvement Gülen, inspiré par le regretté clerc musulman Fethullah Gülen, depuis que des enquêtes pour corruption en décembre 2013 l’ont impliqué ainsi que certains membres de sa famille et de son cercle proche. Il a rejeté ces enquêtes comme un complot du mouvement Gülen et a ensuite désigné le mouvement comme une « organisation terroriste » en mai 2016, intensifiant une répression massive après la tentative de coup d’État en juillet de la même année qu’il a accusé Gülen d’avoir orchestré. Le mouvement nie toute implication dans le coup d’État avorté ou toute activité terroriste.
Suite au putsch avorté, le gouvernement turc a déclaré l' »état d’urgence » qui est resté en vigueur jusqu’au 19 juillet 2018. Durant cette période, le gouvernement sous prétexte de lutte anti-coup d’État a émis des décrets-lois et licencié plus de 130 000 fonctionnaires pour liens présumés avec des « organisations terroristes » sans contrôle judiciaire ou parlementaire.
Les fonctionnaires licenciés se sont également vu interdire de retourner dans le secteur public et d’obtenir un passeport. Le gouvernement a rendu difficile leur emploi dans le secteur privé en ajoutant des annotations dans la base de données de sécurité sociale dissuadant les employeurs potentiels.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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(@eylulumdenizim)
1758 gün cezaevinde kaldı ve birkaç ay önce tahliye oldu KHK’lı Burak Gül.


