Une star de la pop turque visée par une enquête pour ses chants anti-Erdoğan lors de son concert.
Les procureurs turcs ont ouvert une enquête sur la chanteuse pop Hande Yener pour des allégations selon lesquelles elle aurait encouragé le public à scander des slogans anti-gouvernementaux lors de concerts l’année dernière, selon des médias turcs samedi.
L’enquête a été lancée par le bureau du procureur général de Muğla suite à une plainte déposée via le Centre de communication de la présidence (CİMER).
Yener a été convoquée pour témoigner dans le cadre d’accusations liées à deux performances en mai 2025.
Les procureurs affirment que lors d’un concert le 15 mai 2025 à Muğla, Yener a repris depuis la scène les slogans du public criant « Sautez, sautez, ceux qui ne sautent pas soutiennent Tayyip », et que lors d’un concert le 18 mai à Istanbul, elle aurait déclaré : « Nous mettrons fin à cette ère. »
Les médias turcs indiquent que la plainte est passée par les bureaux des procureurs de Bodrum, Istanbul et Muğla avant que Yener ne soit convoquée.
Les reportages n’ont pas précisé quelle infraction spécifique les procureurs examinaient.
L’article 299 du code pénal turc criminalise l’insulte au président. Cette disposition continue d’être appliquée malgré un arrêt de 2021 de la Cour européenne des droits de l’homme jugeant qu’elle violait la liberté d’expression.
La Turquie fait face depuis des années aux critiques des groupes de défense des droits et des experts juridiques concernant l’utilisation des lois sur l’insulte contre les journalistes, artistes, étudiants et critiques politiques.




