Un tribunal israélien condamne un homme pour des transferts de fonds prétendument liés au Hamas en Turquie
Un tribunal israélien a condamné un citoyen palestinien d’Israël à cinq ans de prison pour des transferts d’argent que les procureurs affirment être liés à des membres du Hamas en Turquie.
Le tribunal de district central a également infligé une amende de 270 000 shekels (90 000 dollars) à Adham Dolani, selon des médias israéliens ayant rapporté le jugement.
Les procureurs israéliens ont déclaré que Dolani avait participé à sept transferts de fonds totalisant environ 2,2 millions de shekels (738 000 dollars). Ils ont affirmé que l’argent provenait de personnes en Turquie que les autorités israéliennes associent au Hamas et était destiné à soutenir des activités en Cisjordanie.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une poursuite plus large engagée par Israël contre plusieurs citoyens palestiniens d’Israël accusés d’avoir transféré de l’argent par l’intermédiaire d’intermédiaires en Israël. Les autorités israéliennes ont affirmé que ce réseau avait transféré des millions de shekels de la Turquie vers la Cisjordanie et Gaza.
L’équipe de défense de Dolani a demandé la clémence, affirmant qu’il avait agi sous pression financière et que sa famille dépendait de l’aide sociale et au logement.
Dolani a déclaré au tribunal qu’il regrettait ses actes, affirmant qu’il n’en avait pas compris les implications au départ et qu’il était motivé par des difficultés financières.
Le tribunal a accepté un plaidoyer, citant la coopération précoce de Dolani et l’absence de condamnations antérieures pour des motifs de sécurité.
La Turquie fait partie des nombreux pays qui ne classent pas le Hamas comme une « organisation terroriste », une position également partagée par des pays comme la Norvège, le Brésil, la Russie, la Chine, l’Iran, le Qatar, l’Algérie et l’Égypte. Israël, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne ont classé le Hamas comme tel.
Israël accuse depuis longtemps la Turquie de permettre à des membres du Hamas d’opérer depuis son territoire, tandis qu’Ankara affirme que ses contacts avec le Hamas font partie de son soutien à la cause palestinienne et de son rôle dans la diplomatie régionale.
Ce jugement intervient alors que la campagne militaire israélienne à Gaza reste au centre des accusations de génocide par des groupes de défense des droits et des experts des Nations unies.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’est depuis des années présenté comme un défenseur des Palestiniens, bien que des critiques affirment qu’il a souvent utilisé la cause palestinienne à des fins de politique intérieure tout en maintenant des relations commerciales et autres avec Israël.




