Un test ADN identifie le corps retrouvé au large d’Istanbul comme celui d’un nageur russe disparu
Des tests ADN ont confirmé qu’un corps retrouvé à Istanbul cette semaine appartient à un nageur russe disparu lors de la course annuelle de traversée intercontinentale du Bosphore, a déclaré jeudi le consulat de Russie.
« Le Consulat général de Russie à Istanbul regrette d’annoncer que, selon les résultats de l’examen ADN, le corps retrouvé le 20 janvier […] appartient au nageur russe Nikolai Svechnikov », a-t-il déclaré dans un communiqué envoyé à l’agence de presse RIA Novosti.
Ce coach de natation professionnel de 29 ans avait participé le 24 août à cette nage de 6,5 kilomètres entre l’Asie et l’Europe aux côtés de plus de 2 800 participants venus de 81 pays.
Mais le Comité olympique turc, organisateur de l’événement, avait ensuite indiqué qu’il « avait disparu pendant la course ».
Le gouvernorat d’Istanbul a précisé que les images de sécurité et la puce de chronométrage attachée à son pied montraient qu’il avait bien commencé la course, mais qu’il « n’était pas parvenu à la ligne d’arrivée ».
Malgré plusieurs jours de recherches par les garde-côtes et la police maritime, son corps n’avait jamais été retrouvé.
Mais mardi matin, la police a découvert le corps d’un homme « près de la digue de Bebek », non loin de l’arrivée de la course, a indiqué le consulat, les tests ADN confirmant qu’il s’agissait bien du nageur disparu.
Le parquet d’Istanbul, qui avait ouvert une enquête sur la disparition du nageur, avait confirmé mercredi qu’un corps avait été retrouvé « sans tête, sans pieds et sans bras ».
Il portait également « un maillot de bain », ce qui laissait supposer qu’il s’agissait probablement de celui de Svechnikov, a-t-il ajouté.
Lors de cette course annuelle, le détroit du Bosphore, l’une des voies navigables les plus fréquentées au monde, est temporairement fermé à la circulation, les nageurs entrant dans l’eau à Kanlıca, côté asiatique, pour rejoindre Kuruçeşme, côté européen.
Selon le site officiel de la course, les participants disposent d’un délai de deux heures pour parcourir le trajet, les garde-côtes turcs récupérant ceux qui ne terminent pas dans ce laps de temps.
Les procureurs d’Istanbul avaient ouvert une enquête sur cet incident.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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