Un rapport documente la violence généralisée contre les femmes en Turquie en 2025
Quatre cent vingt femmes ont été assassinées en Turquie et 508 autres sont décédées dans des circonstances suspectes en 2025, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant un rapport annuel publié vendredi par le Centre de recherche socio-politique sur le terrain (SAMER).
Basée sur des reportages médiatiques, l’étude a documenté 662 cas de violence physique contre des femmes, 1 089 cas de travail sexuel forcé, 130 incidents de harcèlement, 25 viols et 96 cas impliquant des menaces ou des violences verbales, ainsi que 170 cas d’abus sexuels sur enfants.
Le SAMER a indiqué que 12,5 % des victimes étaient mineures, soulignant l’ampleur disproportionnée de la violence envers les enfants. Le plus grand nombre de féminicides a été enregistré à Istanbul (15 %), suivi par Adana (6,4 %) et Izmir (5,2 %), tandis que les viols signalés étaient les plus fréquents à Istanbul (28 %), avec Adana, Ankara et Eskişehir (8 % chacune) également en tête.
La violence contre les femmes reste un problème endémique en Turquie, où les femmes sont fréquemment tuées, violées ou soumises à des violences physiques, selon les groupes de défense des droits des femmes et les organisations de surveillance.
Les critiques affirment que les politiques du gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP) aggravent le problème en permettant aux auteurs d’échapper à toute responsabilité. Ces critiques se sont intensifiées après le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul, officiellement connue sous le nom de Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.
Cette convention est un accord international qui oblige les gouvernements à adopter une législation poursuivant les auteurs de violences conjugales et d’abus similaires, ainsi que le viol conjugal et les mutilations génitales féminines. Malgré l’opposition de la communauté internationale et des groupes de défense des droits des femmes, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a promulgué un décret en mars 2021 retirant le pays de ce traité international.
La Turquie s’est classée 135e sur 148 pays en matière d’inégalités entre les hommes et les femmes dans le Rapport mondial sur l’écart entre les sexes 2025 du Forum économique mondial (WEF).
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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