Un club de football en Turquie condamné à une amende pour propagande séparatiste kurde présumée
Le principal club de football kurde de Turquie a été sanctionné pour « propagande idéologique » en faveur des forces kurdes dans le nord de la Syrie, a annoncé la Fédération turque de football (TFF).
Amedspor FC, basé à Diyarbakır, principale ville du sud-est à majorité kurde, a écopé d’une amende de 802 500 livres turques (près de 18 500 dollars) et son président a été suspendu pour 15 jours de toute activité footballistique, a indiqué la TFF dans un communiqué publié tard jeudi.
En cause : un clip de 20 secondes diffusé sur ses réseaux sociaux montrant une femme se faisant tresser les cheveux sur fond du slogan kurde largement utilisé « Jin, jiyan, azadi » — qui signifie « Femmes, vie, liberté ».
— Amedspor (@amedskofficial) January 22, 2026
Ces derniers jours, le tressage de cheveux est devenu un symbole de solidarité avec les Kurdes syriens alors que Damas intensifie son offensive militaire dans le nord-est, anciennement sous administration autonome kurde de facto.
Ces dernières semaines, les réseaux sociaux ont été inondés de vidéos de femmes se tressant les cheveux en réaction à une séquence montrant un soldat syrien brandissant une tresse qu’il prétendait avoir coupée à une combattante kurde à Raqqa, récemment reprise par l’armée syrienne.
Bien que cette affirmation n’ait pu être vérifiée de manière indépendante, elle a provoqué un tollé en ligne.
La TFF a estimé que le club avait « porté atteinte à la réputation du football » en « faisant de la propagande idéologique ».
Contacté par l’Agence France-Presse, le président d’Amedspor Nahit Eren a indiqué avoir fait appel de la décision, sans autre commentaire.
Eren, ancien président du barreau de Diyarbakır, avait publié mardi sur X un message évoquant « les tentatives d’impliquer notre club dans diverses polémiques ».
Actuellement en tête de la deuxième division, Amedspor pourrait être promu cette année en SuperLig, l’élite du football turc, pour la première fois de son histoire.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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