Plus de la moitié des ménages en Turquie affirment que les coûts de santé pèsent sur leurs finances
Plus de la moitié des ménages en Turquie ont déclaré que le coût des examens médicaux et des traitements avait engendré au moins une certaine pression financière au cours de l’année écoulée, selon des données officielles.
Le Module Santé 2025 de l’Institut statistique turc (TurkStat), publié la semaine dernière, a mené des études similaires à travers l’Europe, évaluant l’état de santé des personnes de 15 ans et plus ainsi que l’impact financier des dépenses de santé sur les ménages. Ces résultats interviennent alors que de nombreux foyers turcs peinent à faire face à la hausse du coût de la vie dans un contexte d’inflation persistante.
Le TurkStat indique que 6,1 % des ménages ont qualifié les dépenses d’examens et de traitements de « lourdes », tandis que 50,2 % les ont jugées « plutôt pesantes ». Aucune contrainte financière n’a été signalée par 40,9 % des ménages.
Les soins dentaires ont constitué un fardeau lourd pour 5,3 % des ménages et modéré pour 37,2 %, tandis que les dépenses en médicaments ont été décrites comme extrêmement pesantes par 5,0 % et modérément pesantes par 50,9 %.
Les niveaux de revenus jouent également un rôle significatif dans la gestion de ces coûts. Parmi les 20 % des ménages aux revenus les plus bas, 62,9 % ont signalé un poids lié aux examens et traitements, et 65,5 % pour les médicaments. À l’inverse, plus de la moitié des ménages les plus aisés (53,0 %) ont déclaré que ces dépenses ne posaient pas de difficulté.
L’enquête révèle aussi des disparités dans l’accès aux soins dentaires. Alors que 25,5 % des ménages aisés n’ont engagé aucune dépense dentaire sur l’année, ce chiffre grimpe à 45,4 % pour les foyers les plus modestes.
Globalement, 2,7 % des ménages n’ont engagé aucune dépense médicale sur 12 mois, 28,6 % aucune dépense dentaire et 0,1 % aucune dépense en médicaments.
La Turquie traverse depuis plusieurs années une crise du pouvoir d’achat en raison d’une inflation élevée, érodant les revenus et alourdissant le budget des ménages pour les besoins essentiels comme l’alimentation, le logement ou la santé.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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