Öcalan siégera à un comité supervisant le dépôt des armes du PKK, selon un conseiller
Les points importants
- Participation d'Öcalan : Le leader emprisonné du PKK siégera à un sous-comité supervisant le dépôt des armes.
- Loi d'amnistie : Le parlement turc a adopté une loi offrant une amnistie limitée aux militants du PKK.
- Pas de libération : Öcalan restera en prison, mais cette mesure vise à le rendre plus efficace dans le processus.
Le chef emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, siégera à un comité supervisant le dépôt des armes du PKK dans le cadre d’un processus de paix visant à mettre fin à des décennies de violence meurtrière avec la Turquie, a déclaré jeudi un haut conseiller présidentiel.
Le parlement turc a adopté en août une loi offrant une amnistie limitée aux militants du PKK, marquant la première étape législative vers la fin du conflit.
Dans le cadre de ce processus, quatre sous-comités ont été créés pour superviser les aspects pratiques de la décision du PKK de se dissoudre, suite à un appel d’Öcalan, l’un d’eux étant consacré au dépôt des armes.
La nouvelle loi ne précisait pas ce qu’il adviendrait d’Öcalan, 77 ans, qui a passé les 27 dernières années en prison sur l’île d’İmralı, près d’İstanbul.
S’exprimant devant la Fédération de la presse turque, Mehmet Uçum, haut conseiller du président Recep Tayyip Erdoğan, a déclaré qu’Öcalan participerait au sous-comité chargé du dépôt des armes.
Il a toutefois précisé que cet arrangement ne signifiait pas qu’Öcalan serait libéré.
Uçum a indiqué que cet arrangement avait été conclu pour permettre à Öcalan de jouer un rôle plus efficace dans le processus, selon des propos rapportés par la chaîne privée NTV.
« Il s’agit d’un processus de dialogue mené avec Öcalan. L’objectif est difficile : assurer la dissolution du groupe militant », a-t-il déclaré.
Depuis sa cellule sur l’île d’İmralı, Öcalan a joué un rôle clé dans l’avancée des efforts pour mettre fin au conflit, la direction du PKK réclamant à plusieurs reprises sa libération dans le cadre du processus.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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