L’Iran empêche ses citoyens de traverser vers la Turquie : déclaration du ministre
Le nombre d’Iraniens traversant vers la Turquie a chuté d’environ un tiers depuis le début du conflit, Téhéran restreignant désormais les déplacements de ses citoyens à la frontière, a déclaré le ministre turc de l’Intérieur jeudi soir.
« Depuis le début de la guerre, nos citoyens ont pu traverser vers l’Iran sans restriction. Cependant, l’Iran a imposé des restrictions à ses propres citoyens et ne les laisse pas passer de notre côté », a déclaré le ministre de l’Intérieur Mustafa Çiftçi aux journalistes.
Il n’a pas précisé quand ces restrictions de sortie ont commencé.
Dans un premier temps, les Iraniens avaient pu traverser vers la Turquie, ont rapporté des correspondants de l’AFP au poste frontalier de Kapıköy, bien que leur nombre semble limité.
« Depuis le début de la guerre, il y a eu une baisse d’un quart ou presque d’un tiers du nombre de citoyens iraniens entrant en Turquie », a déclaré Çiftçi.
Dans le même temps, a-t-il ajouté, « on observe une augmentation du nombre de citoyens iraniens traversant de la Turquie vers leur pays », sans fournir de chiffres.
Il existe trois postes-frontières le long des 500 kilomètres de frontière entre la Turquie et l’Iran.
Le 2 mars, les deux parties ont convenu de suspendre les traversées pour des excursions d’une journée.
« Nous surveillons de près nos postes-frontières et observons les entrées et sorties depuis le début de la guerre », a déclaré Çiftçi, ajoutant qu’il n’y avait « aucun problème pour le moment ».
La Turquie n’a pas publié de chiffres actualisés sur les traversées frontalières depuis le 4 mars, lorsque Çiftçi avait déclaré qu’environ 2 000 personnes traversaient dans chaque direction.
Les voisins de l’Iran craignent depuis longtemps qu’une attaque contre le pays ne déstabilise la région et ne déclenche un afflux de réfugiés. Jusqu’à présent, cela ne s’est pas produit malgré près de trois semaines de frappes aériennes américano-israéliennes.
La Turquie accueille actuellement plus de 74 000 Iraniens avec des permis de séjour et environ 5 000 réfugiés.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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