Les Turcs font face à des délais d’attente interminables pour les examens médicaux malgré des chiffres officiels record
Les patients en Turquie attendent des mois pour certains examens médicaux, notamment des scanners cardiaques et des endoscopies, alors que les données officielles indiquent que les hôpitaux traitent un nombre record de rendez-vous et affichent des délais moyens courts.
L’affaire a suscité un regain d’attention cette semaine après qu’un post sur les réseaux sociaux a révélé qu’un patient de l’hôpital universitaire Gazi à Ankara s’était vu proposer un rendez-vous pour une angiographie coronarienne par scanner au… 15 avril 2027.
Ce cas s’inscrit dans un contexte de plaintes plus larges concernant les longs délais pour les examens diagnostiques dans les hôpitaux publics, particulièrement en cardiologie, oncologie et autres spécialités.
Selon des reportages du média turc BirGün, les patients dans certains établissements attendent des mois pour des examens comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), les échographies, les mammographies ou les endoscopies. Certains se tournent vers le privé pour éviter ces retards.
Le ministère de la Santé a annoncé en décembre que le Système Centralisé de Prise de Rendez-vous Médicaux (MHRS) avait programmé 388 095 539 rendez-vous en 2025, avec une moyenne d’environ 1,7 million de rendez-vous par jour.
Le ministre de la Santé Kemal Memişoğlu a déclaré lors d’une présentation budgétaire le 21 novembre que les délais moyens pour les examens diagnostiques étaient de neuf jours pour les IRM, deux jours pour les scanners et cinq jours pour les échographies Doppler.
Le président de la Chambre médicale d’Istanbul, Talat Kırış, a alerté sur les risques sanitaires liés aux retards pour des examens comme l’angiographie coronarienne, dont les résultats peuvent révéler des pathologies nécessitant une intervention urgente.
La Turquie figure également parmi les derniers de l’OCDE pour la densité médicale. Les données montrent environ 2,4 médecins pour 1 000 habitants, contre une moyenne OCDE de 3,9. Le nombre d’infirmiers est aussi bien inférieur à la moyenne.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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