Les forces kurdes syriennes appellent à une mobilisation massive contre l’agression soutenue par la Turquie
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité kurde ont appelé lundi à une mobilisation générale dans les communautés kurdes de Syrie, Turquie, Irak, Iran et Europe, accusant la Turquie et les groupes qu’elle soutient d’intensifier les attaques dans le nord-est syrien. Elles promettent de défendre des villes comme Derik, Hasaka et Kobani.
Cette déclaration intervient alors que les FDS et le régime syrien s’échangent des accusations concernant des affrontements dans le nord-est, notamment autour de centres de détention abritant des milliers de prisonniers de l’État islamique. Elle fait également suite à l’échec des pourparlers, selon des responsables kurdes, entre le commandant des FDS Mazloum Abdi et le président par intérim syrien Ahmed al-Sharaa à Damas.
SDF General Command: « We say with great determination and will, just as our comrades made a historic resistance in Kobane in 2014 and turned Kobane into a graveyard for ISIS, which was supported by Turkey, today they show with the same will that we will turn our cities from Derik… pic.twitter.com/5P5JlwP4eR
— Wladimir van Wilgenburg (@vvanwilgenburg) January 19, 2026
Parallèlement, des responsables kurdes et des médias affiliés ont diffusé des allégations selon lesquelles des combattants des FDS capturés auraient été décapités par des factions pro-Damas, qualifiant ces morts présumées d' »exécutions style État islamique » – des affirmations impossibles à vérifier de manière indépendante.
La Turquie n’a pas réagi publiquement à ces allégations, alors qu’elle nie depuis longtemps cibler des civils et affirme que ses opérations en Syrie visent à éliminer ce qu’elle décrit comme des menaces terroristes le long de sa frontière.
Cette nouvelle escalade survient un jour après l’annonce par Damas et les FDS d’un accord en 14 points visant à intégrer cette force kurde et son administration dans l’État syrien, notamment aux postes-frontières, sur les sites pétroliers et gaziers ainsi que dans les centres de détention. Présenté comme un tournant dans la consolidation post-conflit de la Syrie, cet accord laisse cependant persister des désaccords sur sa mise en œuvre concrète.
Ankara considère les FDS comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme « organisation terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux. Principaux partenaires des États-Unis dans la lutte contre l’EI, les FDS contrôlent de vastes zones du nord-est syrien depuis le début de la guerre civile en 2011.




