L’équipe iranienne de la Coupe du Monde arrive dans le sud de la Turquie pour un stage d’entraînement
L’équipe de football iranienne est arrivée en Turquie lundi pour un stage d’entraînement et finaliser ses demandes de visa avant la Coupe du Monde 2026.
Les 22 joueurs et le staff technique de la délégation « Team Melli » ont atterri dans la station balnéaire turque d’Antalya, où on a pu les voir quitter l’aéroport vêtus de survêtements bleu marine.
Les joueurs doivent rester plusieurs semaines avant de se rendre au tournoi mondial co-organisé par les États-Unis, qui ont bombardé l’Iran avec Israel le 28 février, déclenchant une guerre.
L’équipe sera basée en Arizona aux États-Unis et y jouera ses trois matchs de groupe malgré le conflit, temporairement suspendu par un cessez-le-feu depuis le 8 avril.
کاروان تیم ملی ایران راهی ترکیه شد
تیم ملی فوتبال ایران صبح امروز با حضور ۲۲ بازیکن داخلی و اعضای کادرفنی برای برگزاری آخرین بازی دوستانه خود پیش از اعزام به آمریکا جهت حضور در جام جهانی ۲۰۲۶ عازم آنتالیا ترکیه شد#تیم_ملی pic.twitter.com/FWv3dX9Iql
— خبرگزاری تسنیم (@Tasnimnews_Fa) May 18, 2026
Mais avec des négociations au point mort, de nouvelles attaques de drones ce week-end contre des pays du Golfe et de récentes menaces du président américain Donald Trump ont ravivé les craintes d’une reprise des combats.
L’équipe espère jouer deux matchs amicaux à Antalya, dont un contre la Gambie le 29 mai, selon Sam Mehdizadeh, un Irano-Canadien dirigeant une société organisant des matchs amicaux pour l’équipe et travaillant à programmer un second match.
L’Iran et les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, et les joueurs profiteront de leur séjour en Turquie pour finaliser leurs demandes de visa, a déclaré samedi le sélectionneur Amir Ghalenoei.
« Laissez-les jouer »
L’Iran s’est qualifié pour la Coupe du Monde en mars 2025, mais depuis, les États-Unis ont lancé deux attaques contre le pays.
Les officiels américains ont insisté sur le fait que l’Iran était le bienvenu au tournoi, tandis que les organisateurs de la FIFA ont rejeté les suggestions iraniennes de déplacer leurs matchs vers les co-hôtes Mexique ou Canada.
« Laissez-les jouer », a déclaré Trump fin avril.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a précisé que le problème ne viendrait pas des joueurs iraniens mais de « certaines autres personnes [qu’ils] voudraient amener avec eux », sous-entendant des liens possibles avec les Gardiens de la Révolution (IRGC), désignés comme « organisation terroriste » par Washington.
Le mois dernier, des responsables de la fédération iranienne de football ont annulé un voyage au congrès de la FIFA au Canada, affirmant avoir été « insultés » par des agents de l’immigration canadiens.
Un membre de leur délégation, Mehdi Taj, est un ancien membre des IRGC, également classé comme groupe terroriste par le Canada.
« Aucun visa n’a encore été délivré », a déclaré Taj, président de la fédération iranienne de football, aux médias iraniens jeudi.
Samedi, le secrétaire général de la FIFA Mattias Grafstrom a rencontré la fédération en Turquie, qualifiant l’échange de constructif, tout comme Taj.
L’équipe, dans le Groupe G, débutera sa campagne contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles le 15 juin, avant d’affronter la Belgique dans la même ville puis l’Égypte à Seattle.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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