Le régulateur des médias turcs inflige des amendes à 3 chaînes de télévision et suspend des programmes pour non-respect des règles
Le régulateur des médias turcs a imposé des amendes et des suspensions de programmes à trois chaînes de télévision pour des contenus jugés contraires aux règles de diffusion, incluant des propos visant une candidate âgée, des scènes violentes dans un film étranger et un langage insultant dans une émission de football.
Le Conseil suprême de la radio et de la télévision (RTÜK), l’organe de régulation turc, a annoncé lors d’une réunion mardi avoir sanctionné les chaînes TV8, TLC et Kanal 26 en vertu de la loi n°6112 régissant les diffusions audiovisuelles.
RTÜK a infligé une amende à TLC et ordonné la suspension d’un programme suite à la diffusion le 13 avril du film « Kill! » (2023), estimant que l’œuvre était dominée par la violence. Le conseil a jugé que ces scènes banalisaient la violence, enfreignant ainsi l’interdiction des contenus encourageant ou désensibilisant le public à celle-ci.
TV8 a été sanctionnée pour des remarques adressées à Sema Develioğlu, une retraitée de 70 ans, lors de l’émission culinaire du 7 avril.
RTÜK a relevé que d’autres candidats avaient tenu des propos humiliants et insultants envers Mme Develioğlu en raison de son âge et de sa condition physique, malgré ses demandes de ne pas commenter son âge. L’animateur n’était pas intervenu, et le montage final avait conservé ces passages pourtant préenregistrés.
Le régulateur a estimé que ces commentaires violaient le principe légal exigeant le respect de la dignité humaine et de la vie privée, interdisant les déclarations dégradantes ou diffamatoires dépassant les limites de la critique.
Kanal 26 a également écopé d’une amende pour des propos tenus lors de l’émission footballistique « Açık Futbol » du 13 avril, jugés insultants et vulgaires par RTÜK au regard des mêmes dispositions sur la dignité humaine.
RTÜK dispose du pouvoir de sanctionner financièrement les diffuseurs, suspendre des programmes et prendre d’autres mesures contre les contenus contraires à la loi turque. Les critiques accusent depuis longtemps l’institution d’utiliser ses prérogatives de manière sélective, notamment contre les médias perçus comme critiques envers le gouvernement.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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