Le parti d’Erdoğan accuse les combattants kurdes d’avoir cherché à faire dérailler le processus de paix en Turquie dans le contexte des troubles à Alep
Les récents affrontements meurtriers dans la ville syrienne d’Alep constituent une tentative des combattants kurdes de saboter les efforts de la Turquie pour mettre fin à un conflit vieux de plusieurs décennies avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a déclaré lundi le parti au pouvoir à Ankara.
« Les attaques de l’organisation terroriste YPG/SDF et l’opération à Alep… visent à saboter l’objectif d’une Turquie libérée du terrorisme », a déclaré Ömer Çelik, porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdoğan, en référence aux Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes.
Au cours de l’année écoulée, la Turquie s’est engagée dans des efforts pour tourner la page sur son conflit de quatre décennies avec le PKK, qu’elle qualifie de processus de « Turquie libérée du terrorisme ».
L’année dernière, le PKK a annoncé la fin de sa lutte armée et commencé à détruire ses armes, mais la Turquie a insisté pour que ce mouvement inclue les groupes kurdes armés en Syrie, qu’Ankara considère comme des ramifications du PKK.
La Turquie a longtemps été hostile aux FDS qui contrôlent de vastes zones du nord-est de la Syrie, les considérant comme une menace majeure le long de sa frontière sud et appelant à plusieurs reprises à leur intégration dans l’appareil militaire et sécuritaire syrien.
Cela aurait dû se produire d’ici fin 2025 dans le cadre d’un accord conclu en mars, mais la mise en œuvre a été bloquée en raison de profondes divergences entre les parties, notamment les demandes kurdes pour un régime décentralisé.
Les tensions ont dégénéré en violence la semaine dernière, qui ne s’est terminée que dimanche avec la prise de contrôle totale d’Alep par les forces gouvernementales syriennes.
L’affrontement entre Damas et les FDS a eu un effet dissuasif sur les initiatives de paix intérieures de la Turquie, largement au point mort.
© Agence France-Presse




