Le nombre d’arrestations dans la répression des mouvements de gauche en Turquie s’élève à 77
Un tribunal turc a ordonné vendredi l’arrestation de 30 personnes supplémentaires dans le cadre d’une enquête visant le Parti socialiste des opprimés (ESP), élargissant une répression qui a déjà conduit à 77 arrestations, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant le site d’information Sendika.org.
Selon le site Sendika.org, le tribunal pénal d’Istanbul a décidé de libérer sous contrôle judiciaire 16 autres détenus sur les 46 personnes déférées devant la cour.
Parmi les personnes arrêtées figure le journaliste d’ETHA Müslüm Koyun, tandis que sa collègue Züleyha Müldür a été libérée sous contrôle judiciaire.
Jeudi, 47 personnes, dont des membres de l’ESP et des journalistes, ont été arrêtées dans le cadre de la même enquête. Ces individus avaient été interpellés lors de raids policiers menés le 3 février dans 23 provinces.
Ces opérations policières ont eu lieu dans un contexte de manifestations généralisées en Turquie contre l’offensive de l’armée syrienne dans le nord-est de la Syrie, contrôlé par les Kurdes.
Le nord-est de la Syrie est largement contrôlé par les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, qui ont été un allié clé des États-Unis dans la lutte contre l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL).
Ankara considère les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui dominent les FDS, comme une branche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui mène une insurrection armée contre la Turquie depuis 1984. Ce conflit a fait plus de 40 000 morts, et le groupe est désigné comme une « organisation terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux, dont l’Union européenne et les États-Unis.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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