Le maire d’opposition emprisonné risque jusqu’à 217 ans de prison dans une affaire de corruption
Les points importants
- Réquisitoire sévère : Le procureur demande entre 69 ans et six mois et 217 ans de prison pour le maire de Bolu.
- Suspension et détention : Le maire, élu sous l'étiquette du CHP (principal parti d'opposition), a été suspendu et placé en détention provisoire en mars.
- Contexte politique : Il a démissionné du CHP en juin après un conflit interne lié à la direction du parti, tandis que son procès se poursuit.
Un procureur du nord-ouest de la Turquie a demandé vendredi à un tribunal de condamner le maire suspendu et emprisonné de Bolu, Tanju Özcan, élu sur une liste d’opposition, à une peine allant jusqu’à 217 ans de prison pour des accusations d’extorsion, de corruption et de fraude impliquant des entreprises locales et une association caritative.
Cette demande figure dans le réquisitoire final du procureur dans un procès impliquant 19 prévenus, dont quatre sont incarcérés en attente de jugement. Le procureur a requis une peine comprise entre 69 ans et six mois et 217 ans pour Özcan.
Bolu est une ville située entre Ankara et Istanbul. Özcan a remporté un second mandat de maire en 2024 en tant que candidat du Parti républicain du peuple (CHP), alors principal parti d’opposition de Turquie dirigé par Özgür Özel. Le ministère de l’Intérieur a suspendu Özcan après qu’un tribunal l’a incarcéré en attente de son procès en mars.
Özcan a démissionné du CHP en juin après qu’une décision de justice a rendu la direction du parti à l’ancien chef Kemal Kılıçdaroğlu et que la nouvelle direction a entamé une procédure d’exclusion à son encontre. Il avait soutenu Özel dans le conflit interne au parti.
Le procureur a soumis ses conclusions entre deux audiences. La prochaine audience est prévue pour le 19 octobre.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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