Le leader du PKK chiffre à 25 922 le nombre de combattants morts en 50 ans
Les points importants
- Bilan inédit : 25 922 combattants du PKK et forces alliées morts entre 1976 et 2026.
- Pertes détaillées : 3 262 tués contre Daech, 760 des YPS, et des milliers non enregistrés.
- Dissolution annoncée : Le PKK a mis fin à sa lutte armée en mai 2025 mais continue par la politique.
Murat Karayılan, un haut responsable du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit, a déclaré que 25 922 combattants du groupe et des forces kurdes affiliées sont morts entre 1976 et 2026, offrant le premier bilan complet du mouvement.
Karayılan a donné ces chiffres dans un entretien publié vendredi par l’Agence de presse Firat (ANF), un média proche du PKK.
Il a recensé 173 morts de 1976 à 1983, 13 778 de 1984 à 2000 et 7 949 de 2001 à 2026.
Le bilan inclut également 760 membres des Unités de protection civile (YPS) morts entre 2015 et 2026, ainsi que 3 262 combattants tués lors des combats contre l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en Syrie et en Irak.
Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Karayılan a indiqué qu’environ 1 000 autres décès, survenus pour la plupart entre 1984 et 2000, n’avaient jamais été enregistrés dans les archives du groupe. L’ajout de ces cas porterait le total à environ 27 000, tandis qu’entre 5 000 et 10 000 civils auraient également péri, a-t-il précisé.
Le groupe n’a pas encore divulgué les noms de 520 combattants morts originaires de Turquie et prévoit de les rendre publics dans les semaines et mois à venir, a-t-il déclaré.
Karayılan a imputé ce retard aux coupures de communication destinées à protéger les combattants au cours des dix dernières années, expliquant que les rapports de décès ne pouvaient pas parvenir à temps au quartier général.
Il a affirmé que le groupe conserve les restes de la plupart des 230 combattants dont il a récemment publié les noms, mais n’a donné ni lieux ni calendrier pour les restituer à leurs familles.
La Turquie et ses alliés occidentaux qualifient le PKK d’organisation terroriste ; plus de 40 000 personnes sont mortes depuis le début de son insurrection en 1984.
Le PKK a déclaré sa dissolution en mai 2025 après que le leader emprisonné Abdullah Öcalan a appelé à la fin de sa campagne armée, et la Turquie a adopté ce mois-ci une loi pour soutenir le dépôt des armes du PKK et le retour de certains membres en Turquie.
Le mouvement a mis fin à sa campagne armée mais poursuivra ses objectifs par la voie politique, l’organisation sociale et l’action juridique, a déclaré Karayılan.




