Le CPJ exhorte la Turquie à libérer un journaliste iranien face aux craintes d’une expulsion
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté samedi les autorités turques à libérer le journaliste iranien Kaveh Taheri et à abandonner les procédures d’expulsion vers l’Iran, soulignant les risques d’emprisonnement et de représailles en cas de renvoi.
Taheri, journaliste freelance et militant des droits humains, a été interpellé le 26 janvier à Sakarya alors qu’il se rendait en bus à Istanbul pour un rendez-vous visa au consulat de France, a indiqué son avocat au CPJ. Il est détenu au Centre de rétention de Kocaeli, précise l’ONG.

Le CPJ révèle qu’un ordre d’expulsion a été émis le 28 janvier pour motifs de « sécurité nationale », sans date d’audience fixée selon l’avocat de Taheri. Les autorités turques n’ont pas répondu aux sollicitations du CPJ.
Son avocat affirme que Taheri a déjà fait face à des tentatives d’expulsion bloquées par la justice et subit des pressions administratives répétées.
Taheri est reconnu comme réfugié par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
La direction turque des migrations précise qu’un étranger peut contester une décision d’expulsion devant un tribunal administratif sous 15 jours, avec un délai de jugement de 7 jours.
Le CPJ rappelle que Taheri a enquêté sur la corruption et les violations des droits humains. Il aurait été arrêté par les services secrets iraniens en 2012 et emprisonné un an à la prison d’Adel Abad, où il dénonce torture et confession forcée.




