L’allié d’Erdoğan, Bahçeli, réclame une réécriture des lois électorales turques
Les points importants
- Refonte électorale : Bahçeli veut adapter les lois au système présidentiel turc.
- Seuil électoral maintenu : les partis doivent obtenir au moins 7 % des voix pour entrer au Parlement.
- Alliance stratégique : le MHP empêche l’AKP d’être minoritaire, donnant à Bahçeli un levier sur les réformes.
Devlet Bahçeli, leader du Parti d’action nationaliste (MHP), formation d’extrême droite et allié clé du président Recep Tayyip Erdoğan, a appelé mercredi à une réécriture des lois turques sur les partis politiques et les élections.
Bahçeli a formulé cet appel dans un entretien accordé à Türkgün, un journal proche de son parti.
Il a déclaré que les règles devaient s’adapter au système présidentiel turc et contribuer à une gouvernance stable.
Un référendum controversé en 2017 a mis fin au régime parlementaire turc, un nouveau système présidentiel entrant en vigueur après les élections de 2018.
Dans ce nouveau système, les électeurs choisissent 600 députés sur des listes de partis dans 87 circonscriptions, les sièges étant répartis entre les partis en fonction de leur proportion de voix, calculée selon une formule qui tend à favoriser les grands partis. Les partis doivent obtenir au moins 7 % des suffrages nationaux pour entrer au Parlement.
Bahçeli a également réclamé des règles claires concernant le financement des partis et un contrôle du travail des élus, tant au gouvernement central que dans les mairies.
Ses déclarations interviennent après qu’Özgür Özel et 90 députés ont quitté le Parti républicain du peuple (CHP) en juillet pour former le Nouveau Parti, désormais le plus grand groupe d’opposition au Parlement.
Bahçeli a dit ne pas souhaiter la scission du CHP et a critiqué le Nouveau Parti pour ne pas avoir adopté une position unifiée sur une initiative de paix visant à mettre fin au conflit avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit.
L’alliance du MHP avec le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir empêche le parti d’Erdoğan de devenir minoritaire au sein de la législature turque, donnant ainsi à Bahçeli un levier sur d’éventuelles réformes du système électoral.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?




