La Turquie va augmenter les prix des médicaments suite à la hausse du taux de référence de l’euro
La Turquie va relever en deux étapes le taux de référence de l’euro utilisé pour calculer les prix des médicaments, entraînant une nouvelle série d’augmentations.
Un règlement publié au Journal officiel indique que le taux de l’euro utilisé pour fixer les prix des médicaments sera révisé à la hausse à deux dates distinctes, provoquant plusieurs hausses successives.
Le premier ajustement est entré en vigueur le 13 mars 2026, marquant l’étape initiale de l’augmentation. Cette mesure a relevé le taux de référence d’environ 6,5 %, entraînant une hausse des prix des médicaments.
Un deuxième ajustement suivra le 1er avril 2026, introduisant une augmentation supplémentaire d’environ 8,3 %.
En Turquie, les prix des médicaments ne sont pas calculés sur la base du taux de change du marché mais via un taux de référence de l’euro fixé par le gouvernement. Ainsi, toute modification de ce taux de référence se traduit automatiquement par une hausse des prix des médicaments.
Au total, ces deux ajustements augmenteront le taux de référence de l’euro d’environ 14,9 %, entraînant deux hausses des prix des médicaments en quelques semaines.
Les prix des médicaments auront ainsi augmenté d’environ 34 % entre le 1er décembre et le 1er avril 2026.
Le syndicat des pharmaciens dénonce un système de tarification sous pression
Le Syndicat turc des employeurs de pharmaciens (TEIS) a déclaré que le problème dans le secteur pharmaceutique va au-delà des ajustements périodiques des taux de change et découle du système global de tarification et de remboursement des médicaments.
Le syndicat a souligné qu’en vertu d’un règlement publié au Journal officiel le 12 mars 2026, le taux de référence de l’euro utilisé pour calculer les prix des médicaments a été augmenté d’environ 6 %, passant de 25,3 livres à 26,8 livres. Cependant, le TEIS a indiqué que le taux de change réel de l’euro dépasse 51 livres, alors que le taux utilisé pour fixer les prix des médicaments est environ moitié moindre.
Le syndicat a affirmé que cet écart crée une pression croissante sur l’ensemble du secteur. Les fabricants nationaux peinent à sécuriser les matières premières, tandis que certains médicaments importés quittent le marché turc, affaiblissant la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Le TEIS a averti que le système actuel devient de plus en plus insoutenable dans ces conditions.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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