La Turquie interpelle 361 personnes pour des liens présumés avec l’EIIL lors d’opérations nationales
La police turque a interpellé 361 personnes lors d’opérations visant des membres et financeurs présumés de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans 39 provinces, a annoncé le ministère de l’Intérieur samedi.
Les opérations ont été menées par les unités provinciales de lutte contre le terrorisme sous la coordination des divisions du renseignement et de la lutte antiterroriste du Département national de la police, l’Organisation nationale du renseignement et des procureurs publics.
Le ministère a accusé les suspects d’avoir précédemment opéré au sein de l’EIIL ou d’avoir fourni un soutien financier au groupe.
Les autorités n’ont pas divulgué les nationalités des suspects, ni leur identité ou des détails sur leurs activités présumées.
La police a saisi des armes et munitions sans licence, des documents liés au groupe, du matériel numérique et des actifs financiers lors des perquisitions, selon le ministère.
Les opérations ont été menées à Istanbul, Ankara, Izmir, Antalya, Bursa, Adana, Diyarbakır, Gaziantep, Konya, Mersin et Şanlıurfa.
Le ministère de l’Intérieur n’a pas précisé combien de suspects ont été interpellés dans chaque province ni si les procureurs avaient demandé leur placement en détention provisoire.
Cette opération nationale est la dernière d’une série de vastes opérations visant les réseaux, recruteurs et financeurs présumés de l’EIIL en Turquie.
Les autorités avaient interpellé 70 personnes lors d’opérations distinctes contre l’EIIL dans 21 provinces le 2 juin, les accusant d’appartenance au groupe, de financement via des particuliers et des associations caritatives présumées, ainsi que de propagation de sa propagande en ligne.
Le ministère de l’Intérieur avait annoncé en mai que la police avait interpellé 324 personnes dans 47 provinces pour des liens présumés avec l’EIIL, tandis qu’une autre opération nationale en avril avait abouti à 525 interpellations dans 56 provinces.
Il n’est pas clair si des suspects nommés dans la dernière opération avaient déjà été interpellés ou faisaient l’objet d’une enquête.
La Turquie mène régulièrement des raids contre des cellules et réseaux financiers présumés de l’EIIL, reflétant des craintes que le groupe conserve sa capacité à recruter des membres, lever des fonds et planifier des attaques malgré la perte des territoires qu’il contrôlait autrefois en Syrie et en Irak voisins.
La Turquie partage une frontière d’environ 900 kilomètres avec la Syrie et a servi pendant des années de route de transit pour les combattants étrangers se rendant dans les groupes armés locaux.
L’EIIL a mené plusieurs attaques à grande échelle en Turquie, dont la fusillade de janvier 2017 dans la discothèque Reina à Istanbul qui a fait 39 morts, ainsi que des attaques à Ankara, Suruç et Istanbul ayant tué des dizaines de civils.
En décembre 2025, trois policiers et six militants de l’EIIL ont été tués lors d’une fusillade de plusieurs heures dans une maison de la province nord-ouest de Yalova, déclenchant une nouvelle vague de raids à l’échelle nationale.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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