La Turquie exige que les militants kurdes déposent les armes, y compris en Syrie
Le ministre turc de la Défense a exigé mardi que tous les groupes armés kurdes — « y compris en Syrie » — déposent leurs armes.
« Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et tous les groupes affiliés doivent immédiatement cesser toute activité terroriste dans les régions où ils sont présents, y compris en Syrie, et déposer leurs armes sans condition », a déclaré Yaşar Güler à Ankara.
En mai, le PKK a officiellement renoncé à sa lutte armée de plusieurs décennies contre l’État turc, mettant fin à un conflit qui a fait des dizaines de milliers de victimes.
« Nous ne permettrons à aucune organisation terroriste — en particulier le PKK, le PYD, le YPG et les FDS — de s’implanter dans la région », a-t-il ajouté, faisant référence aux Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes et leur principal élément, les Unités de protection du peuple (YPG).
La mise en œuvre d’un accord de mars 2025 visant à fusionner l’administration semi-autonome et l’armée des Kurdes avec le nouveau gouvernement islamiste syrien est au point mort. Ankara avait demandé que l’accord entre en vigueur d’ici fin 2025, mais l’intégration du groupe s’est avérée complexe.
La Turquie considère les groupes armés kurdes en Syrie comme des ramifications du PKK.
Abdullah Öcalan, leader du PKK emprisonné depuis 26 ans, a appelé en décembre le gouvernement turc à négocier un accord de paix entre les FDS et Damas.
Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a tenu dimanche de nouvelles discussions avec des responsables à Damas sur l’intégration des forces dirigées par les Kurdes, mais les médias d’État ont indiqué qu’aucun résultat tangible n’avait été obtenu.
© Agence France-Presse




