La Turquie arrête 68 personnes parmi 566 interpellées pour des publications sur les réseaux sociaux après deux fusillades dans des écoles
Les autorités turques ont interpellé 566 personnes et recherchent encore 95 autres dans le cadre d’une opération nationale contre les publications sur les réseaux sociaux suite aux attaques dans des écoles la semaine dernière dans les provinces du sud-est de Şanlıurfa et Kahramanmaraş, avec 68 arrestations parmi les interpellés, selon un communiqué de la Direction des communications de la présidence turque.
Le communiqué précise que les procureurs de 72 provinces ont ouvert des enquêtes concernant 661 détenteurs de comptes pour des publications que les autorités accusent d’avoir violé l’interdiction de publication, propagé la peur et la panique, sapé les déclarations officielles, diffusé des informations trompeuses ou fait l’éloge du crime et encouragé des actes criminels.
Parmi les 566 personnes interpellées à ce jour, 68 ont été placées en détention provisoire, 127 ont été libérées sous contrôle judiciaire, cinq mineurs ont fait l’objet de mesures de protection de l’enfance et 117 ont été remises à leurs familles, selon le communiqué.
Les autorités ont indiqué que 249 suspects restaient en garde à vue, tandis que les recherches se poursuivaient pour localiser ou identifier 95 autres personnes.
La Direction des communications a également annoncé le blocage de l’accès à 1 104 comptes sur les réseaux sociaux.
Parmi les 661 détenteurs de comptes visés par les enquêtes, les autorités affirment que 389 sont accusés d’avoir ciblé 275 écoles en suggérant que des attaques y seraient perpétrées.
Les enquêtes sont coordonnées par les parquets de 72 provinces, tandis que l’ensemble du processus est suivi par 171 parquets dans les 81 provinces du pays, selon le communiqué.
Cette vague d’interpellations fait suite à deux attaques dans des écoles qui ont secoué le pays la semaine dernière.
Le 14 avril, un ancien élève a ouvert le feu dans une école de Siverek, un district de Şanlıurfa, blessant 16 personnes avant de se suicider alors que la police tentait de l’appréhender.
Un jour plus tard, un élève de 14 ans a tiré dans un collège du district d’Onikişubat à Kahramanmaraş, tuant neuf personnes et en blessant 12 autres, avant de succomber à une hémorragie après avoir été poignardé à la jambe par un parent intervenu pour stopper l’attaque.
Ces attaques ont provoqué une vague de peur à travers le pays et ont été suivies d’une multitude de publications en ligne, dont des menaces et des annonces d’attaques similaires, entraînant des interpellations à l’échelle nationale.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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