La police turque arrête 25 personnes pour des liens présumés avec le mouvement Gülen
La police turque a arrêté mardi 25 personnes lors d’opérations coordonnées dans six provinces dans le cadre de la répression en cours contre le mouvement Gülen, a rapporté le Stockholm Center for Freedom.
L’opération, dirigée par la police antiterroriste d’Istanbul en coordination avec les services de renseignement, a ciblé des lieux à Istanbul ainsi qu’à Aksaray, Antalya, Çanakkale, Bursa et Samsun.
Les suspects ont été placés en garde à vue pour avoir présumément poursuivi des activités au nom du groupe. Ils sont accusés d’avoir recruté de nouveaux membres via des logements étudiants partagés et d’avoir maintenu des liens internes par l’intermédiaire de personnes responsables de la supervision de ces résidences.
Les perquisitions ont abouti à la saisie de supports numériques, de documents et de publications interdites, ainsi que d’argent liquide et d’or d’une valeur d’environ 1,14 million de livres turques (25 210 dollars), a déclaré la police.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan prend pour cible les sympathisants du mouvement Gülen, inspiré par le regretté dignitaire musulman Fethullah Gülen, depuis que des enquêtes pour corruption en décembre 2013 l’ont impliqué ainsi que certains membres de sa famille et de son cercle proche. Il a qualifié ces enquêtes de complot du mouvement Gülen et a ensuite désigné le mouvement comme une « organisation terroriste » en mai 2016, intensifiant une répression massive après une tentative de coup d’État en juillet de la même année qu’il a attribuée à Gülen. Le mouvement nie toute implication dans la tentative de coup d’État ou dans des activités terroristes.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Justice, plus de 126 000 personnes ont été condamnées pour des liens présumés avec le mouvement depuis 2016, dont 11 085 sont toujours en prison. Des procédures judiciaires sont en cours pour plus de 24 000 individus, tandis que 58 000 autres font toujours l’objet d’enquêtes actives près d’une décennie plus tard.
Outre les milliers de personnes emprisonnées, de nombreux autres sympathisants du mouvement Gülen ont dû fuir la Turquie pour échapper à la répression gouvernementale.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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