La municipalité d’Ankara attribue les coupures d’eau à une sécheresse record
Les coupures d’eau dans la capitale turque Ankara depuis plusieurs semaines sont dues à la pire sécheresse depuis 50 ans et à une population croissante, a déclaré un responsable municipal à l’Agence France-Presse, rejetant les accusations de mauvaise gestion.
Les niveaux des réservoirs sont tombés à 1,12 %, selon l’AFP, et les robinets sont coupés pendant plusieurs heures par jour dans certains quartiers selon un calendrier tournant, obligeant les habitants à faire la queue aux fontaines publiques pour remplir des récipients.
« 2025 a été une année record en termes de sécheresse. Le volume d’eau alimentant les barrages est tombé à des niveaux historiquement bas, à 182 millions de mètres cubes en 2025, contre 400 à 600 millions les années précédentes. C’est la période la plus sèche des 50 dernières années », a déclaré Memduh Akçay, directeur général de l’Administration des eaux et égouts d’Ankara (ASKİ).
Le président Recep Tayyip Erdoğan a qualifié les autorités municipales d’Ankara, dirigées par le principal parti d’opposition CHP, « d’incompétentes ».
Rejetant ces critiques, la mairie d’Ankara a déclaré que la capitale souffrait du changement climatique et d’une population croissante, qui a doublé depuis les années 1990 pour atteindre près de 6 millions d’habitants.
« Outre la diminution des précipitations, l’irrégularité des régimes pluviométriques, le déclin des chutes de neige et la conversion rapide des précipitations en ruissellement [en raison de l’urbanisation] empêchent les barrages de se remplir efficacement », a ajouté Akçay.
La mairie d’Ankara a indiqué qu’un nouveau système de pompage puisant l’eau en dessous du niveau requis dans les barrages évitera les coupures ce week-end, mais a précisé que le problème persistera sans précipitations suffisantes.
Une grande partie de la Turquie a connu la sécheresse en 2025. À İzmir, la troisième plus grande ville du pays sur la côte égéenne, la municipalité a imposé des coupures d’eau quotidiennes depuis l’été dernier.
© Agence France-Presse




