Deux membres d’équipage français tués dans le crash à Ankara qui a coûté la vie au chef de l’armée libyenne
Deux membres d’équipage français ont péri dans le crash d’un jet privé en Turquie cette semaine, accident qui a également tué le plus haut commandant militaire libyen du gouvernement reconnu par l’ONU à Tripoli, a indiqué une source diplomatique française à l’Agence France-Presse ce vendredi.
Le chef des forces armées libyennes, le lieutenant-général Mohammed al-Haddad, a trouvé la mort avec quatre assistants lorsque le Dassault Falcon 50 s’est écrasé près d’Ankara mardi. Haddad se trouvait à Ankara pour une réunion avec son homologue turc.
La source française a précisé que deux ressortissants français faisant partie de l’équipage avaient également péri dans l’accident. Sans les identifier, elle a indiqué que le ministère français des Affaires étrangères était en contact avec leurs familles pour leur apporter son soutien.
Les autorités turques ont déclaré que l’avion s’était écrasé dans le district de Haymana au sud d’Ankara, et qu’elles avaient récupéré l’enregistreur vocal du cockpit et l’enregistreur de données de vol mercredi.
Selon les autorités, le contact avec l’appareil a été perdu 42 minutes après le décollage, et une notification d’atterrissage d’urgence a été envoyée près du lieu de l’impact.
Le Falcon 50 est un jet d’affaires long-courrier fabriqué en France. L’avion avait été affrété auprès de Harmony Jets, une société privée basée à Malte qui indique sur son site web que son atelier de maintenance se trouve à Lyon, en France. La société a refusé de communiquer des informations sur l’identité ou la nationalité de l’équipage.
Le site turc d’information aéronautique Airport Haber a rapporté que le pilote et le copilote étaient français. Il cite également un journal grec selon lequel un steward était grec et avait rejoint la société il y a deux mois.
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) français a annoncé sur X qu’il participait à l’enquête menée par la Turquie.
Le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloglu, a déclaré que les enregistreurs seraient analysés dans un pays « neutre ». Son homologue de la Justice, Yılmaz Tunç, a précisé que la Turquie avait contacté l’Allemagne pour effectuer ce travail.
La Turquie entretient des relations étroites avec le gouvernement soutenu par l’ONU à Tripoli, lui apportant un soutien militaire et économique. Ankara a également récemment tendu la main à l’administration rivale dans l’est de la Libye, dirigée par le commandant Khalifa Haftar.
La Libye est divisée entre des centres de pouvoir rivaux depuis le soulèvement soutenu par l’OTAN qui a renversé et tué le dirigeant de longue date Mouammar Kadhafi en 2011.
© Agence France-Presse




