Des policiers parmi 14 personnes incarcérées pour avoir présumément divulgué des informations à un gang de jeunes d’İstanbul
Sept policiers figuraient parmi 14 personnes placées en détention provisoire lundi, accusées d’avoir divulgué des informations judiciaires à un gang de jeunes basé à İstanbul, soupçonné d’avoir commis des attaques armées, des vols et des meurtres, a rapporté l’agence de presse publique Anadolu.
Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée par le procureur général de Bakırköy sur ce que les autorités décrivent comme un réseau interne ayant fourni des données sensibles à une organisation criminelle armée de « nouvelle génération », connue en Turquie sous le nom de « Casperlar ».
Les personnes arrêtées comprennent sept policiers et un greffier, ce qui suggère l’implication présumée de fonctionnaires publics dans la facilitation des activités du groupe.
Un tribunal pénal de paix à Bakırköy a ordonné la détention provisoire des 14 suspects pour des charges incluant l’acquisition ou la diffusion illégale de données personnelles, l’appartenance à une organisation criminelle, l’inconduite officielle avec des documents publics et la corruption. Quatre autres suspects ont été libérés sous contrôle judiciaire.
L’enquête se serait étendue après l’analyse forensique de supports numériques saisis lors d’une opération du 9 janvier contre le réseau Casperlar.
Les enquêteurs affirment avoir découvert des communications entre des policiers et des présumés membres du gang, y compris des messages WhatsApp ajoutés au dossier comme preuves.
Selon les procureurs, le gang aurait obtenu des informations anticipées sur des mandats d’arrêt, des relevés de plaques d’immatriculation et des vérifications d’état de recherche via des contacts dans des institutions publiques.
Les procureurs soutiennent que ces informations, obtenues avant des opérations policières planifiées, auraient donné au groupe une connaissance anticipée des actions des forces de l’ordre, permettant à ses membres d’agir en conséquence.
Les mandats d’arrêt ont été émis après que les enquêteurs ont conclu que certains fonctionnaires avaient abusé de leur autorité et établi une relation intéressée avec des membres de l’organisation criminelle.
Ces dernières arrestations surviennent dans le contexte d’une vaste répression contre le gang basé à İstanbul, que les procureurs accusent de recruter des mineurs et de commettre des fusillades, des vols armés ainsi que des menaces.
En janvier, la police a arrêté 117 personnes lors de raids coordonnés dans 21 provinces dans le cadre de la même enquête. Les procureurs ont ensuite déposé un acte d’accusation nommant 223 défendeurs, dont 145 déjà en détention provisoire.
Dans une phase connexe de l’affaire, les tribunaux ont ordonné l’arrestation de 38 mineurs accusés d’implication dans des dizaines de crimes liés au gang, y compris des meurtres et tentatives de meurtre, commis entre février 2024 et juin 2025.
Les autorités turques ont constaté une augmentation des groupes armés de jeunes ces dernières années, souvent centrés à İstanbul, les gangs utilisant présumément les réseaux sociaux pour recruter des adolescents et promouvoir un mode de vie basé sur l’argent facile et la violence.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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